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L’haltérophile Sa Jae-hyouk veut faire son grand come-back aux Jeux asiatiques

2014/08/25 15:50

SEOUL, 25 août (Yonhap) -- Des petites cicatrices sont encore visibles au coude droit de l’haltérophile Sa Jae-hyouk qui a subi une opération il y a deux ans après une luxation aiguë au bras. Ce qui n’est pas visible, c’est la grande cicatrice émotionnelle toujours très présente aujourd’hui à l’intérieur de l’homme de 29 ans.

Malgré tout, le médaillé d’or en moins de 77kg aux Jeux olympiques 2008 de Pékin participera aux Jeux asiatiques d’Incheon (19 septembre-4 octobre), cette fois-ci dans la catégorie des moins de 85kg. Son retour à la compétition tient en fait du miracle.

En effet, après son exploit en Chine, Sa a défendu son titre quatre ans plus tard, aux JO de Londres. Mais sur une tentative à l’arraché, il se tordit le coude d’une manière si violente qu’aucun spectateur ou téléspectateur n’a oublié la scène dramatique. Son immense douleur avait traumatisé plus d’un athlète et sa carrière semblait bel et bien terminée.

Sa Jae-hyoukSa Jae-hyouk

A peine deux après ce terrible accident, Sa est déterminé plus que jamais à remporter une médaille en or aux Jeux asiatiques. Il s’agira de sa première tentative et probablement aussi de la dernière.

«Je pense que les Jeux asiatiques de cette année seront une chance pour moi de montrer au public que je suis vraiment de retour», a-t-il dit lors d’un entretien accordé la semaine dernière au Centre national d’entraînement de Taeneung, dans le nord-est de Séoul. J’ai traversé une période très difficile pour me retrouver là où je suis aujourd’hui. Je suis heureux de pouvoir lever (des poids) à nouveau.»

Sa a esquivé une question sur la façon dont il a réussi à se remettre mentalement d’une si grave blessure. «On me demande souvent cela, mais je préfère ne pas me remémorer cette vielle expérience et ne pas répondre», a-t-il confié. «Je suis juste honoré d’être là où je suis aujourd’hui et je vais continuer à me dire que j’ai pris la bonne décision de revenir.»

Selon lui, la partie physique de la préparation a été plus facile que l’aspect psychologique. «Après Londres, j’étais vraiment dans le désespoir et les gens commençait à penser que j’étais fini», s’est rappelé Sa. «J’étais encore un champion olympique. La façon dont les gens me traitaient me stressait beaucoup. Je me sens bien mieux sans ce genre de stress.»

L’opération chirurgicale après Londres a été la septième de la carrière mouvementée de Sa. Durant ses années lycée et université, il a subi quatre opérations aux épaules, genoux et poignets. Mais cela ne l’a pas empêché de gagner le titre national chez les moins de 77kg en 2007 avant l’or olympique l’année suivante.

La malchance le frappa une nouvelle fois en 2010. Blessé à une épaule, il ne put prendre part aux Jeux asiatiques de 2010, à Canton, en Chine. Mais, d’après lui, ces hauts et bas l’ont rendu encore plus fort.

«J’ai obtenu une médaille d’or olympique et j’ai eu des moments de frustration», a-t-il admis. «Si j’avais remporté l’or sans avoir connu tout ça, alors ce serait pour moi plus difficile de revenir de ma blessure au coude. Je me suis déjà remis de très mauvaises situations dans le passé. Cela a facilité mon come-back cette fois-ci encore.»

Pour lui, sa grande force est d’avoir la mémoire courte, surtout pour les mauvaises choses. «J’ai décidé de revenir en raison de ma fierté. Je pense que je suis toujours le meilleur haltérophile. C’est ce que je veux montrer cette année», a-t-il conclu.

xb@yna.co.kr

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