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(Lancement de Naro) La Corée du Sud vise à construire avant 2020 une fusée de 300 tonnes de poussée
Centre spatial de Naro, Corée du Sud, 09 juin (Yonhap) -- La Corée du Sud vise à construire une fusée de 300 tonnes de poussée au cours des 10 prochaines années afin d’être capable de placer seule un satellite de taille moyenne en orbite, a déclaré un institut de recherche aérospatiale géré par l'Etat, le 9 juin.
L'Institut de recherche aérospatiale coréen (KARI) a expliqué que l'expérience et le savoir-faire acquis au cours des deux dernières décennies avait permis à Séoul de fabriquer ses propres fusées spatiales pouvant placer un satellite de 1,5 tonne dans l’orbite soleil-synchrone à environ 600-800 kilomètres de la surface de la Terre.
Un satellite de 1,5 tonne serait donc 15 fois plus lourd que Science and Technology Satellite-2 (STSAT-2) de 100 kg porté par le lanceur Space Launch Vehicle-1 (KSLV-1), développé avec l'aide de la Russie.
Une telle capacité permettrait au pays d’envoyer différents types de satellite dans l'espace sans aide étrangère.
Les satellites multifonctions sud-coréens Arirang 1 et 2 pèsent 470 kg et 800 kg chacun, tandis qu’Arirang 5, en cours de construction pour un lancement dans un avenir proche, devrait peser environ 1,4 tonne.
Le KARI a déclaré que sa nouvelle fusée, qui devrait être appelée KSLV-2, serait conçue et construite avec des technologies locales, bien que certaines pièces puissent provenir de l’étranger pour des raisons budgétaires.
L'institut, basé à la ville de Daejeon, à 160 kilomètres au sud de Séoul, a fait savoir que le projet KSLV-2 pourrait coûter environ 1 600 milliards de wons (1,3 milliard de dollars). C'est plus de trois fois le prix du KSLV-1 (502,5 milliards de wons).
Le KARI a expliqué que la fusée serait une conception en trois étapes qui connectera quatre fusées à combustible liquide de 75 tonnes de poussée comme le moteur principal. Elle permettra à l’aide de fusées de deuxième et troisième phases de placer un satellite en orbite haute.
La Corée du Sud a déjà la capacité de fabriquer des fusées à combustible liquide de 30 tonnes grâce en partie à sa coopération avec la Russie sur le projet KSLV-1 qui a débuté en 2002.
"La Corée du Sud a acquis de nombreuses technologies et un savoir-faire essentiel pour la conception et construction de fusées spatiales durant ces dernières années", a déclaré le président du KARI, Lee Joo-jin.
Il a dit que, alors que plus de technologies doivent être acquises, Séoul est à la recherche d’une plus grande coopération avec le secteur privé et les laboratoires pour accélérer le développement et améliorer l'efficacité globale.
Le fonctionnaire a également déclaré que tous les aspects de la prochaine fusée, de l'élaboration de la conception de base à la production, de l'essai au lancement, seraient assurés et gérés par des entreprises sud-coréennes.
Cette orientation contraste avec la forte dépendance de l'aide étrangère pour placer un satellite en orbite à l'heure actuelle.
rainmaker0220@yna.co.kr (FIN)
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