2017/09/04 09:00 KST

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(Interview Yonhap) La chef de la Commission de coordination du CIO amoureuse de la Corée du Sud

PYEONGCHANG, 04 sept. (Yonhap) -- Gunilla Linderg, chef de la Commission de coordination du Comité international olympique (CIO), chargée de superviser les préparatifs des Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018, vient en Corée du Sud depuis presque dix ans.

Avant que PyeongChang n'ait remporté l'organisation des JO de 2018 il y a sept ans, Lindberg dirigeait la Commission d'évaluation du CIO sur la ville sud-coréenne. Elle estime avoir visité la Corée du Sud 32 fois.

«Je suis de plus en plus amoureuse de votre pays à chaque fois», a-t-elle déclaré mercredi dernier à PyeongChang à l'agence de presse Yonhap. Lindberg et son équipe effectuaient leur dernière visite à PyeongChang avant les Jeux.

Même si la plupart de ses visites ont été courtes et ont impliqué des «discussions sur des aspects techniques», Lindberg a dit être parvenue à prendre du temps pour profiter de la «belle nature» de PyeongChang et de sa région.

Gunilla Linderg, chef de la Commission de coordination du Comité international olympique (CIO), lors d'une interview avec l'agence de presse Yonhap à PyeongChang le 30 août 2017.
Gunilla Linderg, chef de la Commission de coordination du Comité international olympique (CIO), lors d'une interview avec l'agence de presse Yonhap à PyeongChang le 30 août 2017.

«Nous avons eu la chance de venir à la fois quand il faisait très, très froid et aussi quand il faisait chaud. Nous avons vu le bel été que vous avez», a-t-elle dit. «Je suis sûre de revenir même après les Jeux».

Lindberg est peut-être la mieux placée au CIO pour parler de la transformation de PyeongChang, qui est passée d'une ville de villégiature peu connue à une ville hôte des JO d'hiver dotée d'installations ultramodernes. Lindberg, qui a été vice-présidente du CIO de 2004 à 2008, a été un témoin privilégié du développement de PyeongChang.

«(La Commission de coordination) a débuté il y a six ans, et nous sommes arrivés dans un endroit dont nous ne connaissions pas grand chose», s'est-elle souvenue. «Maintenant, tout change. Lorsque vous lancez un projet comme celui-ci, il finit par occuper une grande partie de votre vie. Vous voulez qu'il soit vraiment réussi à la fin.»

Elle a souligné l'importance d'établir de solides relations avec les partenaires de travail, à savoir le comité d'organisation des Jeux de PyeongChang, et a noté que le CIO et PyeongChang sont comme des «familles».

«Nous avons travaillé comme une équipe», a-t-elle dit. «Nous sommes toujours parvenus à travailler étroitement ensemble et à avoir un dialogue très ouvert».

Lindberg a estimé que PyeongChang doit encore travailler aux projets de transport et services aux athlètes, et doit également s'assurer que les stades seront pleins pendant les Jeux.

«Tout est là», a déclaré Lindberg. «Vous allez accueillir environ 90 pays. C'est un défi opérationnel que de trouver des bénévoles et de les sélectionner, ou de trouver des espaces de stationnement, et de solutionner des petits problèmes techniques. C'est encore plus difficile quand vous organisez des Jeux d'hiver car vous êtes dépendant des conditions météorologiques, que vous ne pouvez pas prévoir».

PyeongChang doit savoir ce qu'il fera des sites olympiques après les Jeux, a rappelé Lindberg. Le comité d'organisation a dit avoir des projets post-olympiques pour dix des 12 sites. La chef de la commission du CIO a déclaré à cet égard que le fardeau doit être partagé, car les Jeux d'hiver sont «un projet national».

Malgré tout, PyeongChang a du mal à générer de l’enthousiasme pour les Jeux au sein du public. Selon une enquête réalisée en juillet sur 1.000 Sud-Coréens, seulement 35,1% ont déclaré s'intéresser aux JO de PyeongChang, contre 40,3% en mai. De plus, seulement 41,1% des personnes interrogées ont dit attendre avec impatience les prochains Jeux olympiques d'hiver, contre 44% en mai.

Lindberg a fait savoir que l'intérêt des habitants des villes hôtes a tendance à augmenter à la dernière minute. Elle a également estimé que les Jeux seront «plus visibles» pour le grand public une fois que le relais de la torche aura commencé le 1er novembre, quand le compte à rebours marquera les 100 jours.

«C'est une fois dans la vie. Ce n'est pas quelque chose qui revient chaque année», a-t-elle rappelé. «Les Coréens sont très fiers de leur pays et de leurs sportifs. Vous êtes un grand pays sportif».

Le président Moon Jae-in devrait aussi contribuer aux efforts de promotion de PyeongChang, selon Lindberg. Moon a récemment été nommé ambassadeur honoraire de PyeongChang 2018. Lindberg, qui a rendu à Moon une visite de courtoisie en juillet, a déclaré que le président était «un fan de sport vraiment enthousiaste».

«Il veut que son pays et son peuple aient beaucoup de succès», a-t-elle fait savoir. «Son intérêt pour le sport était évident. C'est un très bon ambassadeur (pour PyeongChang)».

Moon a dit espérer voir les athlètes nord-coréens à PyeongChang. Séoul voudrait aussi mettre sur pied une équipe coréenne conjointe en hockey féminin.

Le président du CIO Thomas Bach a noté que le comité a invité la Corée du Nord à participer à PyeongChang 2018 et qu'il aidera les athlètes nord-coréens à se qualifier pour les Jeux olympiques.

PyeongChang espère, avec la participation des athlètes nord-coréens, promouvoir la paix à travers les Jeux olympiques.

Les tensions n'ont toutefois pas diminué sur la péninsule, la Corée du Nord ayant continué à tirer des missiles et à proférer des menaces. Lindberg a dit que le CIO «suit la situation de très près».

«Nous sommes une organisation de paix, peut-être la plus grande organisation de paix au monde», a-t-elle déclaré. «Notre devise est de rassembler les jeunes du monde dans les valeurs olympiques et de l'amitié, et nous espérons que tout le monde respecte cela».

mathieu@yna.co.kr

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