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2012/06/24 16:06 KST
Salon du livre de Séoul : l’art de vivre à la française, cible privilégiée des éditeurs coréens


SEOUL, 24 juin (Yonhap) -- Le Salon international du livre de Séoul (SBIF) s’est clôturé ce dimanche au Centre des conventions et des expositions (COEX), dans le sud de la capitale, après quatre jours de rencontres, conférences et animations. L’Association des éditeurs coréens (KPA) avait invité plus de 300 maisons d’édition du monde entier à venir présenter leurs ouvrages au grand public et aux professionnels locaux.

  
Parmi les thèmes abordés lors de cette 18e édition, celui de la diffusion du livre numérique a pris une place particulière car la Corée du Sud connaît l’une des plus fortes progressions dans ce domaine, avec déjà 24,2% des dépenses totales accordées au livre, selon une étude PricewaterhouseCoopers publiée en début d’année. Boosté par les ventes de smartphones et tablettes, le marché de l'édition numérique se heurte cependant au téléchargement illégal, véritable plaie du secteur dans le pays.

  
De leur côté, l’Institut français de Corée du Sud et le Bureau international de l’édition française avaient choisi cette année d’articuler les activités du pavillon autour du thème de la gastronomie. Outre un atelier culinaire et une dégustation, une conférence sur les marchés français et coréen du livre de cuisine a été animée le 20 juin par Pierre-Jean Furet et Chung Yu-Yi, respectivement représentants des éditions Hachette Pratique et de Random House. Les opportunités du numérique pour les ouvrages d’art culinaire, adaptés à un tel support, ainsi que la demande française croissante pour les livres de cuisine asiatique, ont été mis en évidence.

  
Parmi les principaux éditeurs présents, dont le mastodonte Hachette, Fleurus ou encore Didier Jeunesse, les impressions recueillies sur le terrain semblaient plutôt positives, bien que la place de la France ait largement été réduite par rapport à 2010, année où le pays fut invité d’honneur du salon.

  
Interrogée par Yonhap sur les spécificités du marché coréen, Sherri Adlis, directrice export des Editions du Chêne, s’est dite étonnée de pouvoir dialoguer en français : «Ici, il y a beaucoup d’agents francophones par rapport aux autres marchés asiatiques, ce qui montre qu’il y a un réel intérêt et une demande de livres français.» Selon elle, outre la jeunesse, les ouvrages les plus recherchés en Corée sont «ceux en rapport avec l’art de vivre à la française, en petits formats, et plus généralement les livres illustrés».

  
Le romancier de jeunesse Mikaël Ollivier était par ailleurs invité à une rencontre publique au salon à l’occasion de la traduction en coréen de son livre «Tout doit disparaître» (Thierry Magnier, 2008). Peu connu du grand public en France, Ollivier a connu un certain succès en Corée avec six livres traduits. Une séance de dédicace à la librairie Kyobo, la plus grande de Séoul, était également prévue cet après-midi.

  
Thomas d'Yvoire
(FIN)