|
La Fondation de la cuisine coréenne ‘Hansik’, avec à sa tête l’ancien ministre de l’Agriculture
Séoul, 17 mars (Yonhap) -- "La mondialisation de la cuisine coréenne va s’épanouir au cours des 10 années à venir et les 5 condiments représentatifs de la Corée, des mets en général fermentés comme le kimchi, les jeotgals (poissons saumurés aux épices), le gochujang (pâte de piment), le doenjang (pâte de soja fermentée) et le ganjang (sauce de soja), font partie des trésors de la cuisine coréenne", a déclaré Chung Woon-chun, le premier président de la fondation ‘Hansik’, inaugurée hier 16 mars.
Chung Woon-chun, ancien ministre de l’Agriculture du gouvernement Lee Myung-bak, vient de prendre ses fonctions de président à la tête de la fondation, et a présenté ainsi le potentiel de la cuisine coréenne. Son souhait le plus cher est d’assister un jour à l’avènement de l’âge d’or de la cuisine coréenne, encore sous-estimée par rapport à la cuisine japonaise ou chinoise.
Depuis sa démission en août 2008, il n’est jamais retourné dans son domaine de spécialité, mais cette occasion lui donnera la chance de promouvoir les plats coréens issus de l’agriculture locale et d’expliquer ce qui le motive en disant : « Lorsque j’étais en poste en tant que ministre de l’Agriculture, je martelais constamment qu’il fallait faire des efforts pour faire connaître la cuisine coréenne dans le monde et désigner les 5 condiments fermentés à la base de la cuisine coréenne pour en faire la promotion à l’échelle mondiale ».
La cuisine reflète "l’esprit, la tradition et l’histoire de notre pays", et c’est exactement ce sur quoi j’avais mis l’accent lorsque j’étais ministre ; c’est la raison pour laquelle je pense être la meilleure personne pour ce poste, malgré des effectifs assez limités, a plaidé Chung. Il n’y a que 8 employés travaillant à la fondation et certains prétendent que la charge de président est trop maigre pour un ancien ministre.
En ce qui concerne le succès de la cuisine coréenne dans le monde, il y croît fortement car la première caractéristique de celle-ci repose sur le concept d’une gastronomie saine pour le corps et bonne pour la santé. "La cuisine coréenne va se diffuser à l’échelle mondiale dans les 10 ans à venir, car la tendance des habitudes de consommation est en train de changer, passant du concept de ‘Fastfood’ à celui de ‘Slowfood’, sans oublier les enzymes que l’on peut obtenir par l’intermédiaire des plats fermentés", a souligné l’ancien ministre.
jhoh@yna.co.kr (FIN)
|