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2012/05/08 22:03 KST
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Le Nord annonce la mort de la femme d'un célèbre transfuge

SEOUL, 08 mai (Yonhap) -- Pyongyang a annoncé le décès en Corée du Nord de la femme d'un célèbre militant sud-coréen, a déclaré aujourd’hui un groupe de défense des droits de l’homme basé à Séoul.

  
«Mme Sin Suk-ja, ex-femme de Oh, est décédée d’une hépatite dont elle souffrait depuis les années 80» a écrit Ri Jang-gon, représentant permanent adjoint du Nord auprès de l'Organisation des Nations Unies à Genève, dans une lettre rédigée en anglais adressée au Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

  
Ri fait référence à Oh Kil-nam, qui avait fui seul le Nord en 1986, un an après que sa famille ait choisi de s'installer dans le pays communiste via l'Allemagne de l'Ouest. Son évasion avait entrainé la détention de son épouse et de ses deux filles.

  
Plusieurs transfuges nord-coréens réfugiés dans le Sud avaient affirmé avoir vu la famille de Oh dans le camp de prisonniers politiques de Yoduk.

  
La Coalition internationale de lutte contre les crimes contre l'humanité en Corée du Nord, un groupe de défense des droits de l’homme basé à Séoul, a rendue publique la lettre de Ri datée du 27 avril, lors d'une conférence de presse dans la capitale sud-coréenne. L’organisation humanitaire avait envoyé une pétition en novembre dernier au groupe de travail de l'ONU réclamant la libération de la famille de Oh.

  
La lettre de Ri constitue le premier témoignage officiel sur le destin de Shin Sook-ja. Le Sud et le Nord utilisent des transcriptions différentes des noms en anglais.

  
La lettre n'a pas fourni de détails sur la mort de Shin. Oh a indiqué lors d’une conférence de presse qu'il n'avait en fait pas divorcé de sa femme et que son hépatite avait été soignée avant leur départ pour le Nord.

  
Il a précisé qu'il ne croyait pas à cet avis de décès. «Je pense qu'elle est encore en vie», a-t-il ajouté, espérant pouvoir se réunir avec les membres de sa famille, les embrasser et sécher leurs larmes.

  
Oh a été à l'initiative d'une campagne publique pour la libération de sa famille. En novembre dernier, Marzuki Darusman, l'émissaire de l'ONU chargé de la question des droits de l'homme en Corée du Nord, avait rencontré Oh à Séoul et lui avait promis d'oeuvrer pour le retour de sa famille.

  
Ri, le diplomate nord-coréen, a déclaré que les deux filles de Oh ne le considéraient plus comme leur père car «il avait abandonné sa famille et était responsable de la mort de leur mère».

  
Ri a également ajouté que les deux filles avaient «fermement refusé d’être en relation avec Oh et demandé à ne plus être dérangées», laissant entendre que Shin et ses filles n'avaient pas été détenues arbitrairement.

  
Les déclarations de Ri ne peuvent pas être vérifiées de façon impartiale, le Nord ayant l’habitude d’obliger les détenus à faire de fausses déclarations.

   catherine@yna.co.kr
(FIN)