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2012/03/27 21:41 KST
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(LEAD) (Sommet nucléaire) Les leaders annoncent de nouveaux engagements pour un monde plus sûr sans terrorisme nucléaire


SEOUL, 27 mars (Yonhap) -- Les leaders mondiaux ont fait de nouveaux engagements ce mardi pour construire un monde plus sûr sans terrorisme nucléaire, en présentant des engagements sur la réduction des matériaux fissiles, réalisés ou en cours de réalisation, indiquant que le processus du sommet sur la sécurité nucléaire est en train de fonctionner.

  
Le rassemblement de deux jours à Séoul des leaders et représentants de 53 pays et quatre organisations internationales du monde entier a pris fin avec une déclaration conjointe appelée «Communiqué de Séoul».

  
«Le terrorisme nucléaire continue d'être l'une des menaces les plus grandes à la sécurité internationale», a noté le Communiqué. «Lutter contre cette menace demande de fortes mesures nationales et une coopération internationale.»

La déclaration a appelé à minimiser l'usage de l'uranium hautement enrichi qui peut être utilisé comme armes d'ici à la fin 2013 et à établir 2014 comme une date cible pour appliquer un amendement de la Convention sur la protection physique des matières nucléaires (CPPNM).

  
La CPPNM est un accord international majeur pour la protection physique des matériaux nucléaires durant les transports internationaux, la préparation d'une structure pour la coopération dans la protection, la récupération de matériaux nucléaires volés et l'établissement d'une liste de délits sérieux impliquant les matériaux nucléaires. L'amendement de 2005 qui inclut la protection des équipements nucléaires n'est pas encore entré en vigueur.

  
Le sommet de Séoul fait suite au premier sommet organisé par Obama à Washington en 2010, quand les leaders se sont focalisés sur la sécurité des matériaux fissiles à l'échelle mondiale et sur la protection contre le terrorisme nucléaire.

  
A Séoul, les leaders mondiaux, incluant le président américain Barack Obama, le président russe Dmitri Medvedev et le président chinois Hu Jintao ont évalué les accomplissements des engagements faits à Washington et préparé plus d'actions concrètes pour contrer la menace de terrorisme nucléaire et le trafic illicite.

  
«Durant le sommet de Séoul... de nouveaux engagements ont été proposés pour réduire la menace du terrorisme nucléaire», a indiqué le président sud-coréen Lee Myung-bak lors de la conférence de presse en tant que président du sommet.

  
«Je pense fermement que les consensus politiques se matérialiseront à travers la coopération internationale et les mesures locales de chaque pays», a-t-il dit.

  
Durant la conférence, Lee a donné des exemples de progrès fait depuis le sommet de Washington, incluant l'élimination de 480 kilogrammes d'uranium hautement enrichi par huit pays, un volume suffisant pour 19 armes nucléaires.

  
L'Ukraine et le Mexique, en particulier, ont réalisé une «élimination» totale de tous les stocks d'uranium hautement enrichi juste avant la réunion de Séoul en les rendant à la Russie et aux Etats-Unis, a-t-il dit.

  
De plus, une valeur de 3.000 armes nucléaires d'uranium hautement enrichi a été transformée en uranium faiblement enrichi plus sûr en Russie et aux Etats-Unis. Les deux nations ont également travaillé pour mettre en œuvre un accord qui entraînera l'élimination de 68 tonnes de plutonium, suffisant pour 17.000 armes nucléaires, a-t-il indiqué.

  
Les autres cas incluent la Belgique, la France, la Corée du Sud et les Etats-Unis en annonçant un projet conjoint sur le développement du combustible à forte densité à base d'uranium faiblement enrichi pour remplacer l'uranium hautement enrichi utilisé dans les réacteurs de recherche.

  
La République tchèque, le Mexique et le Vietnam ont converti leurs réacteurs de recherche utilisant l'uranium hautement enrichi à l'uranium faiblement enrichi, tandis que la Belgique, la France, les Pays-Bas et les Etats-Unis ont également annoncé un projet conjoint pour produire des isotopes médicaux sans utiliser d'uranium hautement enrichi d'ici 2015.

  
En notant le désastre nucléaire du Japon de l'année dernière, le document a appelé à «un lien entre la sécurité nucléaire et la sûreté nucléaire.»

«Nous considérons que les efforts soutenus sont demandés pour aborder le sujet de la sûreté et de la sécurité nucléaires d'une manière cohérente qui aidera à assurer des usages sûrs et pacifiques de l'énergie nucléaire» a-t-il déclaré.

  
A la suite du désastre nucléaire de Fukushima, les appels à l’AIEA se sont multipliés pour des inspections plus rigoureuses et pour une meilleure coopération et gestion de crise parmi les régulateurs nucléaires dans le monde entier.

  
La menace potentielle du terrorisme nucléaire a été soulignée par la catastrophe de Fukushima car elle a montré l'extension des dommages potentiels si les terroristes se mettent à saboter les principaux systèmes des centrales nucléaires tels que les systèmes d'offre énergétique et de refroidissement, ont dit les experts.

  
Le Communiqué de Séoul a réaffirmé le principal rôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

  
«Nous saluons l'intention de l'AIEA de continuer les efforts visant à aider les Etats» pour prévenir efficacement le terrorisme nucléaire et assurer la sûreté de l'énergie atomique.

  
Durant la conférence de presse, Lee a fait savoir qu'il serait difficile pour la Corée du Nord de transférer les matériaux nucléaires en dehors de ses frontières si les pays du monde entier suivent les mesures discutées durant la conférence internationale sur la sécurité nucléaire.

  
«Il sera difficile pour la Corée du Nord» de transférer les matériaux au-delà de ses frontières «si le système de surveillance international est en opération», a-t-il dit.

  
Lee a également dit que les leaders mondiaux ont soulevé le problème du lancement de fusée de la Corée du Nord durant l'événement.

  
«Bien qu'il ait été discuté durant les sommets bilatéraux, de nombreux de leaders ont également soulevé ce sujet durant la réunion principale», a indiqué Lee. «Je pense que la Corée du Nord sera affecté psychologiquement par ces efforts pour éviter que les matériaux nucléaires ne tombent dans les mains de personnes dangereuses.»

Lee a souligné que le lancement de fusée est un défi lancé à la communauté internationale.

  
Lee a également déclaré que non seulement les Etats-Unis, mais aussi la Russie et même «le représentant chinois» ont souligné durant les sommets bilatéraux avec lui que le lancement de fusée n'est pas désirable à un moment où Pyongyang doit se focaliser sur l'amélioration de la vie de ses citoyens.

  
Le troisième sommet se déroulera aux Pays-Bas en 2014.

  
rainmaker0220@yna.co.kr
(FIN)