2018/09/13 15:40 KST

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Le conseiller à la sécurité espère que le sommet intercoréen donnera un nouvel élan vers la dénucléarisation

Chung Eui-yong, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Bleue, prononce un discours le jeudi 13 septembre 2018 lors du Dialogue de Séoul sur la défense (SDD) à l'hôtel Westin Chosun, dans le centre de Séoul.
Chung Eui-yong, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Bleue, prononce un discours le jeudi 13 septembre 2018 lors du Dialogue de Séoul sur la défense (SDD) à l'hôtel Westin Chosun, dans le centre de Séoul.

SEOUL, 13 sept. (Yonhap) -- Chung Eui-yong, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Bleue, a fait part ce jeudi de son espoir de voir le sommet intercoréen de la semaine prochaine donner un nouvel élan aux négociations de dénucléarisation entre Washington et Pyongyang qui ont récemment rencontré des «difficultés momentanées».

Dans son discours prononcé au Dialogue de Séoul sur la défense (SDD), Chung a également déclaré qu'au cours du sommet prévu du 18 au 20 septembre prochains à Pyongyang, les deux Corées chercheront à parvenir à un accord global destiné à construire une confiance mutuelle et à désamorcer tout accrochage militaire.

Le troisième sommet entre le président Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a été programmé sur fond d'impasse dans les négociations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord en grande partie en raison de leurs divergences sur les différentes étapes du processus de dénucléarisation.

«Alors que les choses avançaient sans heurt, une difficulté momentanée est apparue dans le processus de consultations sur la dénucléarisation entre le Nord et les Etats-Unis», a déclaré Chung lors de la cérémonie d'ouverture de ce forum annuel sur la sécurité organisé par le ministère de la Défense.

«A cette réunion (à Pyongyang la semaine prochaine), les deux dirigeants approfondiront et concrétiseront les moyens de dénucléarisation. (Nous) espérons qu'à travers ces efforts, il y aura un nouvel élan pour le dialogue Nord-USA qui a récemment rencontré des difficultés momentanées», a-t-il ajouté.

Ces difficultés seraient attribuables à l'insistance de Pyongyang pour que Washington accepte d'abord de déclarer la fin officielle de la guerre de Corée (1950-1953) et à la demande de Washington pour que le pays communiste prenne des mesures concrètes de dénucléarisation telles qu'un inventaire complet des armes nucléaires et des missiles.

Au cours de son discours, Chung a également réitéré que, lors de sa récente visite au Nord, il a reconfirmé l'engagement de Kim pour la «dénucléarisation complète» de la péninsule.

«Tout en déclarant que sa confiance profonde envers le président Trump n'a pas du tout changé, le président (de la Commission des affaires de l'Etat) Kim a exprimé sa ferme volonté de mettre fin à la longue histoire d'hostilités entre le Nord et les Etats-Unis et de réaliser la dénucléarisation dans le courant du premier mandat du président Trump», a affirmé Chung.

«C'est la première fois qu'un dirigeant suprême nord-coréen mentionnait une date limite pour la dénucléarisation. Notre délégation a eu l'impression que le président Kim cherchait à communiquer activement sa détermination pour la dénucléarisation à la communauté internationale», a-t-il ajouté.

Chung a également noté que les deux Corées se dirigeaient vers l'étape de «contrôle opérationnel des armes» au-delà de la construction d'une confiance bilatérale, a-t-il indiqué.

«Il y a eu des consultations (intercoréennes) concrètes sur la question de mettre un terme à tous les actes hostiles réciproques sur la terre, en mer et dans l'air pour résoudre fondamentalement le danger de guerre et sur la question d'établir une zone de paix en mer Jaune pour prévenir les conflits militaires et assurer la sécurité des activités de pêche», a-t-il noté.

«Les deux Corées tentent virtuellement un niveau balbutiant de contrôle opérationnel des armes au-delà de l'étape de construction de la confiance», a-t-il ajouté.

Le contrôle opérationnel des armes fait référence au redéploiement d'équipements ou installations militaires sur le front pour les rendre moins menaçants à un adversaire potentiel alors que le contrôle structurel signifie une réduction du nombre de soldats et de systèmes d'armement.

lsr@yna.co.kr

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