2018/07/11 14:20 KST

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Séoul réitère que les ex-employées nord-coréennes du restaurant en Chine ont volontairement fui

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SEOUL, 11 juil. (Yonhap) -- La Corée du Sud a répété aujourd’hui qu'il n'y avait eu aucune coercition dans le processus de défection des 12 employées d’un restaurant nord-coréen en Chine en 2016.

Hier, Tomas Ojea Quintana, rapporteur spécial sur les droits de l'Homme en Corée du Nord, a appelé à une enquête sur les allégations selon lesquelles certaines d'entre elles seraient arrivées ici sans le savoir.

«Je sais que les travailleuses sont venues au Sud de leur plein gré», a déclaré Baik Tae-hyun, porte-parole du ministère de l'Unification, lors d'un point de presse régulier. «Je n'ai plus rien à dire à ce sujet.»

Baik a refusé de s’exprimer davantage après avoir dit qu'il y a une limite au partage d’informations pertinentes, car ces femmes restent peu favorables à la divulgation de détails, craignant que la sécurité de leur famille en Corée du Nord ne soit compromise.

En avril 2016, 12 Nord-Coréennes travaillant dans un restaurant en Chine ont fait défection vers le Sud. Séoul a affirmé que toutes étaient venues ici volontairement, mais Pyongyang a exigé leur retour, affirmant qu'elles avaient été enlevées par les services secrets sud-coréens.

La controverse a refait surface en mai, lorsqu'une chaîne TV câblée locale a diffusé un entretien avec le directeur du restaurant qui a amené les travailleuses au Sud, dans lequel il a affirmé qu'il les avait trompées et que l'agence d'espionnage sud-coréenne était impliquée dans le processus.

Une enquête est actuellement menée sur ces allégations.

Hier à Séoul, Quintana a déclaré à la presse que certaines travailleuses nord-coréennes ne savaient peut-être pas qu'elles allaient en Corée du Sud, appelant à une enquête «approfondie» et «indépendante».

Les conclusions de Quintana étaient basées sur ses rencontres avec certaines transfuges lors d'un voyage d'une semaine à Séoul.

«Il est clair qu'il y avait des lacunes en ce qui concerne la façon dont elles ont été amenées en Corée du Sud», a-t-il estimé. «D'après les informations que j'ai reçues de certaines d'entre elles, elles ont été emmenées en république de Corée sans savoir qu'elles y allaient.»

lp@yna.co.kr

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