2018/06/14 09:47 KST

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Séoul, Washington et Tokyo vont discuter de la stratégie post-sommet face à la Corée du Nord

SEOUL, 14 juin (Yonhap) -- Les chefs de diplomatie de la Corée du Sud, des Etats-Unis et du Japon vont s’entretenir aujourd’hui à Séoul sur les moyens de maintenir l'élan des négociations après le sommet Pyongyang-Washington, a annoncé aujourd’hui le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, est arrivé à Séoul hier pour une réunion bilatérale avec son homologue sud-coréenne Kang Kyung-wha et une session trilatérale avec le ministre japonais Taro Kono, qui a atterri dans le pays le même jour.

Avant ces pourparlers, une rencontre a lieu ce matin avec le président Moon Jae-in à Cheong Wa Dae, le bureau présidentiel, pour l’informer en détail des résultats du sommet entre le président Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un qui s'est tenu mardi à Singapour.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (à g.) et le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono arrivent en Corée du Sud, le 13 juin 2018. (Yonhap)
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (à g.) et le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono arrivent en Corée du Sud, le 13 juin 2018. (Yonhap)

Dans un communiqué conjoint, Kim a accepté la «dénucléarisation complète» et Trump a promis des garanties de sécurité au régime communiste dans le cadre de «nouvelles relations» entre adversaires de longue date.

Le secrétaire d'Etat américain mènera les négociations de suivi avec Pyongyang, dont le calendrier n'a pas encore été annoncé.

«Je serai la personne qui aura pour rôle de faire avancer ce processus», a-t-il déclaré devant les journalistes.

Il devrait s'asseoir avec un haut fonctionnaire nord-coréen dès la semaine prochaine.

Le processus de dénucléarisation fera des progrès significatifs vers la fin du premier mandat de Trump au début de 2021, d’après Pompeo.

Sur les perspectives de «désarmement majeur», l'ancien directeur de la CIA a déclaré : «Nous espérons que nous pourrons y parvenir dans les deux ans et demi à venir, quelque chose comme ça.»

Il a rejeté les critiques selon lesquelles l’accord du sommet ne comprenait pas les termes «dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible» (CVID).

«Laissez-moi vous assurer que le mot "complet" englobe vérifiable dans l'esprit de tout le monde, on ne peut pas complètement dénucléariser sans valider, authentifier», a-t-il souligné.

lp@yna.co.kr

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