2018/03/12 14:40 KST

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Pyongyang prudent pour annoncer les sommets prévus avec Séoul et Washington

SEOUL, 12 mars (Yonhap) -- La Corée du Nord semble avoir besoin de plus de temps et de rester prudente avant de rapporter ses sommets prévus avec la Corée du Sud et les Etats-Unis, car aucune couverture médiatique officielle n'a été encore apportée par le Nord, a estimé un officiel de Séoul aujourd’hui.

Pyongyang n'a pas émis de réponse officielle suite à son accord pour organiser un sommet avec Séoul fin avril ainsi qu'une réunion inédite avec le président américain Donald Trump avant mai.

Le Chosun Sinbo, un quotidien japonais pro-nord-coréen, a rapporté samedi le sommet intercoréen prévu, mais a supprimé cette information le lendemain. Le journal, même s’il n'est pas un média officiel nord-coréen, sert néanmoins de porte-parole à Pyongyang.

«La Corée du Nord semble avoir besoin de plus de temps et d’adopter une position prudente (sur les sommets envisagés avec le Sud et les Etats-Unis)», a déclaré Baik Tae-hyun, porte-parole du ministère de l'Unification de Séoul, lors d’un point de presse.

Baik a déclaré que le gouvernement cherchait à mettre en place un comité pour préparer un sommet intercoréen, bien que les deux Corées n'aient pas encore entamé de consultations de travail.

S'il a lieu, il marquera le troisième sommet entre les deux Corées, après ceux de 2000 et 2007.

Par ailleurs, le ministère a déclaré que le gouvernement pourrait être contraint de refuser la demande émanant d'hommes d'affaires locaux pour visiter le complexe industriel actuellement fermé de Kaesong, situé au nord de la frontière, étant donné que Pyongyang n'a pas encore pris les dispositions nécessaires à leur voyage.

Les sociétés sud-coréennes qui exploitaient des usines au complexe industriel de Kaesong ont demandé au gouvernement le mois dernier d'autoriser leur visite au parc dans le but d'y inspecter les installations le 12 mars. La date limite d'approbation par le gouvernement tombe mercredi.

«Le gouvernement a partagé le besoin exprimé par les entreprises d'inspecter les usines du complexe, mais le Nord n'a pas encore réagi, bien qu'il y ait des mesures préalables nécessaires, comme l'envoi d'une invitation pour un voyage au Nord», a indiqué Baik.

«Donc, si la situation actuelle demeure, le gouvernement est susceptible de refuser leur voyage comme il l'a fait la dernière fois», a-t-il ajouté.

Le précédent gouvernement conservateur a fermé la zone industrielle intercoréenne en février 2016 en réponse aux essais nucléaires et balistiques de la Corée du Nord.

Les entreprises locales cherchent à retourner dans le parc, jadis considéré comme un symbole de la coopération économique entre les deux Corées, alors que les Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang ont permis un rapprochement dans la péninsule.

lp@yna.co.kr

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