2017/10/11 16:46 KST

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Les sociétés sud-coréennes veulent inspecter leurs équipements au complexe industriel de Kaesong

Les patrons des entreprises sud-coréennes possédant une usine au complexe industriel de Kaesong, aujourd'hui fermé, donnent une conférence de presse le 11 octobre 2017 à Séoul.
Les patrons des entreprises sud-coréennes possédant une usine au complexe industriel de Kaesong, aujourd'hui fermé, donnent une conférence de presse le 11 octobre 2017 à Séoul.

SEOUL, 11 oct. (Yonhap) -- Les entreprises sud-coréennes possédant une usine au complexe industriel de Kaesong en Corée du Nord ont fait part ce mercredi de leur souhait de se rendre dans la zone pour vérifier si les usines sont exploitées ou non sans leur consentement.

Selon le site Internet de propagande nord-coréen Uriminzokkiri, les activités ont été relancées dans la zone industrielle alors que Séoul les a suspendues en février 2016 en réponse à des tests nucléaire et balistique de Pyongyang.

«Les actifs investis au complexe industriel de Kaesong sont nos actifs, la Corée du Nord doit donc immédiatement arrêter de (les) utiliser sans notre consentement», a déclaré Shin Han-yong, à la tête de l'Association des entreprises du complexe industriel de Kaesong, lors d’une conférence de presse. «Les gouvernements sud-coréen et nord-coréen doivent autoriser les sociétés implantées à Kaesong à se rendre au complexe pour vérifier si les usines sont en service ou non sans notre autorisation et discuter des moyens de gérer et préserver nos équipements.»

Des déplacements de bus et des lumières ont été observés dans les rues du parc industriel. Le ministère de l’Unification de Séoul a toutefois noté qu’il n’y avait pas de signes particuliers pouvant confirmer le redémarrage prétendu du complexe industriel de Kaesong.

Pour Séoul, le redémarrage unilatéral des usines porte atteinte au droit de propriété des sociétés sud-coréennes. Il a aussi souligné que le pays communiste, même s’il fabrique des produits textiles, ne peut pas les exporter en raison des dernières sanctions onusiennes.

Le ministère a ajouté qu’il examinerait la demande d'autorisation de visite des chefs d’entreprise en Corée du Nord en tenant compte de divers facteurs. Cela dit, même si le gouvernement sud-coréen leur accorde l’autorisation, il n’est pas sûr que Pyongyang leur permettra aussi de venir au complexe industriel.

Dans une lettre adressée au président Moon Jae-in, les patrons ont exhorté le gouvernement à redoubler d’efforts pour le retour à la normale de la zone industrielle.

«Relancer les activités des usines est notre objectif ultime mais nous avons seulement demandé des indemnisations pour le préjudice financier compte tenu du dilemme du gouvernement», a souligné Shin. «Nous espérons que le gouvernement aidera les sociétés de Kaesong à relancer les activités et jouer un rôle de moteur dans la coopération (intercoréenne).»

Créé en 2004, le complexe industriel abritait 124 sociétés sud-coréennes et employait plus de 54.000 ouvriers nord-coréens pour fabriquer des produits à forte intensité de main-d’œuvre tels que des vêtements et ustensiles de cuisine.

lsr@yna.co.kr

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