2017/09/11 10:19 KST

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Pyongyang soupçonné d’être lié aux programmes d'armes chimiques et de missiles de la Syrie

WASHINGTON, 10 sept. (Yonhap) -- La Corée du Nord est soupçonnée de collaborer avec la Syrie pour développer des armes chimiques et missiles balistiques en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, a observé un groupe d’experts de l’ONU.

Le groupe composé de huit membres et chargé de surveiller l’application des sanctions contre Pyongyang a publié en ligne un rapport de 111 pages samedi, deux jours avant le vote d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité proposée par les Etats-Unis.

Le groupe est en train de mener une enquête sur la coopération présumée entre la Corée du Nord et la Syrie dans les armes chimiques, missiles balistique et armes conventionnelles, comprenant le programme de missiles Scud et la maintenance et réparation du système de défense antiaérienne.

Une autre enquête a été également ouverte pour examiner si les entités ou individus nord-coréens placés sur la liste noire continuent ou non à mener des activités dans le pays du Moyen-Orient, a-t-il noté.

«Deux membres de l’ONU ont interdit des envois de cargaisons à destination de la République arabe syrienne», a indiqué le rapport. «Un autre Etat membre a informé le groupe qu’il y a de bonnes raisons de penser que les marchandises faisaient partie d’un contrat passé par KOMID (Korea Mining Development Trading Corp.) avec la République arabe syrienne.»

KODIM est le premier commerçant d’armes et principal exportateur de biens et équipements liés aux missiles balistiques et armes conventionnelles de la Corée du Nord.

«Les destinataires étaient des entités syriennes désignées par l’Union européenne et les Etats-Unis comme des entreprises-écrans du Centre d'études et recherches scientifiques de la République arabe syrienne», a relevé le rapport, en notant que le centre a été identifié par le groupe comme un partenaire de KODIM pour des transferts d’articles interdits.

«Le centre a été désigné par des Etats membres comme l’entité responsable du programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne», a-t-il ajouté.

L’étude couvrait la période allant du 2 février au 5 août de cette année, incluant l’assassinat en février dernier de Kim Jong-nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, et les deux tirs d’essai de missiles balistiques intercontinentaux en juillet.

«La République populaire démocratique de Corée a réalisé des progrès technologiques importants dans sa capacité d’armes de destruction massive, faisant fi du régime le plus global des sanctions ciblées de l’ONU de son histoire», a fait remarquer le rapport. «Malgré l’augmentation du taux de soumissions par les Etats membres de rapports nationaux d’application au Conseil de sécurité, l’application réelle des sanctions reste très loin derrière alors qu’elle est nécessaire pour atteindre le principal objectif de dénucléarisation.»

Les experts ont relevé d’autres violations des sanctions, comme les exportations nord-coréennes de presque tous les produits de base interdits par les résolutions qui ont engendré au moins 270 millions de dollars de revenus au cours de la période citée.

La Corée du Nord a également relancé ses expéditions de charbon vers des pays comme la Malaisie et le Vietnam après que la Chine a suspendu ses importations en février, ont-ils indiqué.

Le rapport a également accusé Pyongyang de continuer à bafouer les sanctions financières à travers des agents stationnés à l’étranger qui effectuent des transactions au nom d’entités nationales alors que des institutions financières de «nombreux» pays membres ont «volontairement ou involontairement» fourni des services bancaires à des sociétés-écrans et individus de la Corée du Nord impliqués dans des activités interdites.

Le programme d'armes nucléaires de la Corée du Nord est resté actif à travers le complexe nucléaire de Yongbyon, le site d'essais nucléaires de Punggye-ri et la mine d'uranium de Pyongsan, a ajouté le groupe.

lsr@yna.co.kr

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