2017/07/11 15:58 KST

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(LEAD) Missile nord-coréen : une portée intercontinentale mais pas un ICBM, selon le NIS

Le chef du NIS, Suh Hoon, lors d'une réunion parlementaire le 11 juillet 2017
Le chef du NIS, Suh Hoon, lors d'une réunion parlementaire le 11 juillet 2017

SEOUL, 11 juil. (Yonhap) -- La Corée du Nord ne s'est pas encore assuré les technologies de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) car le retour dans l'atmosphère de son missile récemment tiré n’a pas été confirmé, a estimé le député Yi Wan-young du Parti Liberté Corée, citant le Service national du renseignement (NIS).

La Corée du Nord a réclamé avoir développé un ICBM capable de transporter une grande ogive nucléaire mais cette revendication aurait pour but de se vanter, a déclaré Yi après une réunion parlementaire avec des officiels du NIS.

Cette évaluation est basée sur le fait que la technologie de guidage de la phase terminale permettant de frapper avec précision la cible doit être précédée de la technologie de rentrée atmosphérique, a expliqué le député.

Le NIS a toutefois conclu provisoirement que le projectile lancé le 4 juillet dernier était un missile balistique d'une portée similaire à celle d'un ICBM.

Le dernier tir d'essai nord-coréen aurait pour but de montrer le mécontentement de Pyongyang suite au sommet Corée du Sud-Etats-Unis et l'inefficacité des sanctions internationales et de mettre en avant le fort leadership du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, outre le développement d’un soi-disant ICBM.

Suite aux provocations à répétition de la Corée du Nord et en raison de la tendance de la communauté internationale à vouloir éviter le pays communiste récalcitrant, le nombre des activités diplomatiques de Pyongyang a chuté au plus bas niveau depuis l'arrivée au pouvoir de l'actuel dirigeant, à 33 fois avec 17 pays au premier semestre de cette année. Même avec ses alliés traditionnels, les activités se sont affaiblies : cinq fois avec Pékin et quatre avec Moscou.

En citant toujours le NIS, Yi a également noté que la Corée du Nord pourrait effectuer un essai nucléaire sur le site de Punggye-ri n'importe quand même s’il n’y a pas de signe de nouvelle détonation imminente pour le moment.

Le NIS a de même indiqué que la Corée du Nord a récemment nommé Ho Yong-bok vice-ministre des Affaires étrangères et Jang Jun-sang vice-ministre de la Santé publique dans le cadre d’un remaniement.

A propos des dernières tendances au Nord, l’agence a rapporté la prédilection des Nord-Coréens pour Pyongyang, la multiplication des marchés et l’augmentation du nombre d’installations illégales à Pyongyang à cause de la corruption au sein des autorités de contrôle.

«Les autorités effectuent donc de nouveaux contrôles d’identité et envoient des anciens délinquants et criminels ainsi que des chômeurs en province» pour réduire la population de la capitale et la charge financière, a-t-il ajouté.

lsr@yna.co.kr

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