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2017/05/15 08:44 KST

(2e LD) La Corée du Nord revendique le «succès» de son tir de missile de portée intermédiaire

(Photomontage)
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un

(Photomontage)

SEOUL, 15 mai (Yonhap) -- La Corée du Nord a revendiqué ce lundi matin avoir procédé hier avec «succès» à un lancement de missile balistique sol-sol de portée intermédiaire capable d’atteindre le continent américain.

L’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a indiqué dans une dépêche que le test de Hwasong-12 effectué dimanche a réussi, en ajoutant que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a assisté à ce lancement.

La Corée du Nord a tiré le missile depuis un site à Kusong, se trouvant à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, d'après l'armée sud-coréenne. Il s'agissait de la première provocation depuis l'investiture de Moon Jae-in à la présidence de la République de Corée le 10 mai.

Le régime nord-coréen a déclaré que le missile a atteint une altitude de 2.111,5 km, laissant penser qu'il s'agirait d'un nouveau type de missile en cours de développement. Il a parcouru la distance de 787 km, a-t-il ajouté.

«Le tir d’essai, qui visait à vérifier les spécifications tactiques et technologiques du missile balistique nouvellement développé peut transporter une tête nucléaire lourde et de grande taille», a précisé la dépêche.

Kim a mis en garde les Etats-Unis sur le fait qu’ils ne doivent pas sous-estimer la réalité que son territoire continental et ses opérations dans la région du Pacifique sont «à la portée des frappes (de la Corée du Nord) qui a des moyens puissants pour réaliser des frappes de représailles», a poursuivi la KCNA.

Si la revendication du Nord est vraie, alors il aura fait un autre pas vers la mise au point d’un missile balistique intercontinental (ICBM) pouvant frapper l’ouest des Etats-Unis. Dans son message du Nouvel An, le leader nord-coréen avait dit que son pays était dans la dernière phase de développement d’un ICBM.

Des experts estiment que le lancement d’hier semblait vouloir tester la réaction du nouveau président sud-coréen, Moon Jae-in, qui a promis une approche double vis-à-vis de Pyongyang pour rechercher à la fois la dénucléarisation et le dialogue. Celui-ci est connu pour sa volonté de s’ouvrir au Nord afin d’améliorer les relations intercoréennes.

Choe Son-hui, la directrice du bureau Amérique du Nord du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, avait dit samedi que Pyongyang serait prêt à avoir des discussions avec Washington «si les conditions sont réunies».

De son côté, Washington veut accroître la pression sur la Corée du Nord, à travers des sanctions, pour qu’elle abandonne ses programmes nucléaire et balistique tout en laissant la porte ouverte au dialogue. Le président américain Donald Trump souhaite également que la Chine augmente son contrôle sur son allié.

xb@yna.co.kr

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