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2012/08/13 20:20 KST

Séoul demande au Nord de coopérer pour réunir de nouveau les familles séparées

SEOUL, 13 août (Yonhap) -- La Corée du Sud a demandé instamment au Nord ce lundi de coopérer afin de pouvoir organiser des réunions des familles séparées par la guerre de Corée de 1950-1953, ce que Pyongyang avait refusé la semaine dernière.

  
«La réunion des familles séparées devrait être une mission primordiale à traiter sans faute» a fait savoir Kim Hyung-suk, porte-parole du ministère de l’Unification chargé des affaires intercoréennes.

  
Pyongyang devrait manifester un changement de position «tourné vers l’avenir» vis-à-vis de cette initiative sur les réunions, a déclaré Kim lors d’une conférence de presse, faisant également remarquer que «le gouvernement (du Sud) consentira tous les efforts possibles» allant en ce sens.

  
La semaine dernière, le Nord avait exprimé son refus concernant la proposition de Séoul et celles de la Croix-Rouge sud-coréenne envisagées plus tard dans le mois pour aborder l'organisation de ces réunions.

  
Dans une dépêche relayée vendredi par l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA), le Nord avait rejeté toutes ces proposition, indiquant que Séoul devait d’abord lever ses sanctions, imposées à la suite de l’attaque meurtrières d’un navire de guerre sud-coréen en mars 2010, avant de songer à reprendre les réunions de familles.

  
«Il est contradictoire et absurde de la part du Sud de proposer des réunions dans un contexte où la décision du 24 mai s’applique toujours pour interdire les voyages des personnes et la coopération entre le Nord et le Sud, et alors que la route vers le mont Kumgang est bloquée», a rapporté la KCNA dans sa dépêche en anglais.

  
La décision du 24 mai fait référence à l'ensemble des sanctions adoptées le 24 mai 2010 pour interdire les échanges transfrontaliers. Le projet touristique de la zone frontalière du mont Kumgang a été gelé après qu’une touriste sud-coréenne ait été abattue par un soldat du Nord en juillet 2008.

En échange de la levée des mesures punitives, Séoul a demandé à Pyongyang de publier des excuses officielles au sujet du naufrage de la corvette Cheonan qui avait entrainé la mort de 46 membres d’équipage, mais le Nord a nié toute implication dans cet incident qui est l’une des pires catastrophes navales de l’histoire de la Corée du Sud.

  
Les réunions des familles séparées par la guerre de Corée ont été suspendues depuis des années en raison d’un refroidissement des relations entre les deux pays et de plus en plus de membres de ces familles meurent de vieillesse.

  
Cette année, environ 81.800 Sud-Coréens sont enregistrés auprès du gouvernement en tant que membres de familles séparées.

  
Les deux Corées ont organisé plus d’une dizaine de réunions familiales depuis le sommet historique intercoréen de 2000, rassemblant plus de 21.700 personnes qui ne s’étaient pas revues depuis la guerre.

  
Aucune réunion n’a été organisée depuis octobre 2010, en dépit de la volonté de reprise du Sud.

  
Le ministère de l’Unification à Séoul a été fortement critiqué pour avoir géré ce dossier de façon secrète, sa transmission au Nord et le rejet de Pyongyang n’ayant pas été annoncés à la presse sud-coréenne jusqu'à la révélation surprise du Nord vendredi dernier, par le biais de la KCNA.

  
Une proposition similaire formulée en février par Séoul n’avait pas obtenu de réponse de la part du Nord.

  
Interrogé sur l’éventualité d’un abandon du projet en raison des refus répétés du Nord, le porte-parole du ministère de l’Unification a déclaré : «(Séoul) va étudier tous les moyens possibles pour prendre des mesures appropriées afin de réussir à organiser les réunions.»

catherine@yna.co.kr
(FIN)