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Nucléaire : la Corée du Nord aurait transmis 45 tonnes de « Yellowcake » à l'Iran
Washington, 16 mars (Yonhap) – D'après un expert américain spécialiste de la non-prolifération des armes nucléaires, la Corée du Nord aurait transmis 45 tonnes de concentré d’uranium, connu sous le nom de ‘yellowcake’, à l'Iran en passant par la Syrie et la Turquie.
Le directeur adjoint du Centre d'études sur la Non-prolifération rattaché à l’Institut des études internationales de Monterey, Leonard S. Spector, révèle ces informations dans son article publié le 15 mars sur le site Internet du centre et intitulé « Est-il possible d’arrêter le programme nucléaire iranien qui prend de la vitesse ? ».
Citant un rapport des médias occidentaux, il rappelle que la Corée du Nord aurait transmis à la Syrie 45 tonnes de concentré d’uranium avant que ses installations nucléaires soient détruites par le bombardement israélien. Ce « yellowcake » aurait ensuite été remis à l’Iran par la Corée du Nord via la Turquie. "La connexion entre l’Iran et la Corée du Nord sur le programme nucléaire pourrait venir saper les efforts de la communauté internationale luttant pour la non-prolifération des armes nucléaires", a-t-il dit.
L’agence de presse japonaise Kyodo News a récemment rapporté qu’il existait de fortes chances que l’Iran ait importé 45 tonnes de ce concentré d’uranium via la Syrie l’été dernier, et c’est la Corée du Nord qui en aurait été l’expéditeur.
Le yellowcake est un produit intermédiaire qui est de l’uranium enrichi sous la forme d’une poudre jaune extraite du minerai d’uranium. Spector a indiqué que "si ces 45 tonnes de poudre jaune étaient enrichies, les quantités obtenues seraient suffisantes pour fabriquer plusieurs ogives nucléaires".
"Si la Corée du Nord utilise la même technologie pour enrichir l’uranium que celle employée par l’Iran, Téhéran pourrait également assister la Corée du Nord", "les deux pays ont continué le développement de leur programme nucléaire chacun de leur côté, allant à l’encontre des résolutions de l’ONU, et il est possible que les deux pays coopèrent afin d’éviter d’esquiver les recommandations du Conseil de Sécurité de l’ONU", a-t-il précisé.
A propos de l’hypothèse de la collaboration en triangle entre la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran, d’après lui, "la Corée du Nord a aidé la Syrie à construire un réacteur nucléaire et à obtenir du plutonium, une matière utilisée dans la fabrication de l’arme nucléaire, mais pour l’instant nous ne possédons aucune preuve de l’existence d’une coopération triangulaire entre ces trois pays".
Le directeur adjoint, M. Spector, est un ancien haut fonctionnaire du département américain de l’Energie, chargé de la non prolifération des armes nucléaire.
jhoh@yna.co.kr (FIN)
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