|
|
> Corée du Nord |
La Corée du Nord menace de mettre fin aux voyages vers le mont Kumgang
 | | Télévision centrale de la Corée du Nord annonce le communiqué de presse émis par le Comité de la paix Asie-Pacifique |
Séoul, 05 mars (Yonhap) – La Corée du Nord a prétendu le 4 mars que le gouvernement de Séoul était en train d’empêcher les Sud-Coréens de visiter ses attractions touristiques, avertissant qu’elle pourrait annuler tous les accords touristiques intercoréens.
Le communiqué du Comité de la paix Asie-Pacifique publié par l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) fait suite à une série de négociations tenue le mois dernier qui n’a pas abouti à un compromis sur le redémarrage du tourisme au mont Kumgang et à l’ancienne capitale de la Dynastie de Koryo (918-1392).
Lors des réunions, Séoul a exigé des excuses officielles pour la mort d'une touriste sud-coréenne tuée par balle en juillet 2008 et la garantie qu'un tel incident ne se reproduise plus à l'avenir. Le Sud a réclamé une enquête officielle pour déterminer la raison des tirs.
Tous les voyages vers la célèbre montagne ont été suspendus juste après l’incident, alors que les visites à Kaesong se sont poursuivies jusqu’en décembre de la même année.
« Si le gouvernement sud-coréen continue de bloquer les chemins des voyages touristiques en fabriquant de fausses accusations, il ne nous restera pas d'autre choix que de prendre des mesures radicales », un porte-parole non identifié du comité a déclaré.
Celui-ci a précisé que ces mesures comprendraient l'annulation des accords conclus avec la société sud-coréenne Hyundai Asan sur les programmes de tourisme vers la montagne ainsi que le gel des propriétés immobilières et autres actifs.
L’officiel a également affirmé qu’il y avait une demande croissante aussi bien en Corée du Sud qu’à l'étranger pour la réouverture des accès au mont Kumgang et à la ville de Kaesong aux touristes.
« Kaesong pourra être ouvert aux touristes à partir de ce mois, tandis que les visites au mont Kumgang pourront être autorisées à partir d'avril », a lancé le porte-parole, ajoutant que les touristes sud-coréens qui visiteront les deux zones auront la garantie de la plus grande sécurité et du plus grand confort.
Cependant, il a souligné que la reprise du tourisme sur ces deux sites dépendrait entièrement des autorités sud-coréennes, qui auront à assumer la pleine responsabilité si elle n’a pas lieu.
L’officiel du Comité de la paix Asie-Pacifique a noté que Pyongyang a dit à maintes reprises lors des discussions avec les dirigeants de Hyundai Asan que tous les efforts seraient déployés pour assurer la sécurité des touristes sud-coréens à l'avenir.
Il a également souligné que le Nord avait déjà expliqué en détail que la mort de la touriste avait été causée par son entrée dans une « zone interdite », violant ainsi les règles préalablement fixées.
lsr@yna.co.kr (FIN)
|
|
|
|
|