2018/02/09 14:21 KST

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Premières excuses officielles pour la répression sanglante contre le soulèvement de Gwangju

SEOUL, 09 fév. (Yonhap) -- Le ministre de la Défense a présenté aujourd’hui des excuses officielles pour l'usage brutal de la force militaire contre des manifestants pro-démocratie à Gwangju en 1980.

«En tant que ministre de la Défense, je présente mes sincères excuses et (des mots) de réconfort aux citoyens de Gwangju que notre armée a laissé souffrir dans le processus de démocratisation du 18 mai, il y a 38 ans», a déclaré Song Young-moo.

Ces excuses interviennent deux jours après que l'équipe d'enquête spéciale du ministère a annoncé les résultats de cinq mois d'investigations sur les soupçons concernant le rôle de l'armée dans la répression contre ceux qui protestaient contre la junte de Chun Doo-hwan.

Le comité du gouvernement civil a affirmé que l'armée a lancé des attaques d'hélicoptères de combat sur des citoyens dans cette ville du sud-ouest, avec des avions de chasse armés de bombes en attente comme support. Les conclusions se sont fondées sur l'examen de documents et d'entretiens avec des témoins.

Le ministre de la Défense, Song Young-moo, lit une déclaration le 9 février 2018, présentant des excuses officielles pour l'usage de la force militaire contre des manifestants pro-démocratie à Gwangju en 1980.
Le ministre de la Défense, Song Young-moo, lit une déclaration le 9 février 2018, présentant des excuses officielles pour l'usage de la force militaire contre des manifestants pro-démocratie à Gwangju en 1980.

Le ministère a établi ce comité spécial l'année dernière après que le président Moon Jae-in a ordonné une enquête approfondie sur les allégations en question.

Les responsables du ministère ont précisé que c'était la première fois qu'un chef de la défense du pays présentait des excuses pour la violente répression de l'armée contre le soulèvement de Gwangju.

Les étudiants ont été à l’origine du grand mouvement de protestation contre le régime de Chun. Alors que les soldats les frappaient et les arrêtaient, de nombreux citoyens ordinaires en colère se sont joints aux manifestations.

Alors que les troupes tiraient dans la foule, les manifestants ont commencé à s'armer, formant une force de défense appelée «Armée des citoyens».

Les effusions de sang ont fait environ 200 morts et 1.000 blessés, selon le bilan officiel. Mais d'autres estimations estiment le nombre de morts à 1.000-2.000.

Les chefs militaires de l'époque ont prétendu que l'usage de la force contre les civils a été accidentel, mais les conclusions de l'équipe d'enquête suggèrent qu'il s'agissait d'une répression préméditée.

lp@yna.co.kr

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