2017/07/17 15:46 KST

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Séoul : «Pyongyang doit répondre favorablement à notre proposition sincère»

Le nouveau ministre de l'Unifcation, Cho Myoung-gyon, lors d'une conférence de presse au siège du ministère à Séoul, le 17 juillet 2017.
Cho Myoung-gyon

Le nouveau ministre de l'Unifcation, Cho Myoung-gyon, lors d'une conférence de presse au siège du ministère à Séoul, le 17 juillet 2017.

SEOUL, 17 juil. (Yonhap) -- Suite aux propositions pour deux différents dialogues intercoréens émises par le gouvernement et la Croix-Rouge de la Corée du Sud, le ministre de l’Unification de Séoul, Cho Myoung-gyon, a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a dit que «la Corée du Nord doit répondre favorablement à notre proposition sincère».

Ce matin, le ministère de la Défense a proposé au Nord un dialogue militaire intercoréen le 21 juillet sur le sujet de l’arrêt des actes d’hostilité dans la zone frontalière et un dialogue entre Croix-Rouge des deux Corées le 1er août prochain pour des réunions de familles séparées le 4 octobre.

Ces propositions font suite à «l’initiative de Berlin» annoncée par le président Moon Jae-in le 6 juillet dernier en Allemagne, avant sa participation au sommet du G20, visant essentiellement une reprise du dialogue avec la Corée du Nord afin d’apaiser les tensions explosives actuelles sur la péninsule coréenne causées par les programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Le ministre de l’Unification, chargé de la centralisation des affaires nord-coréennes au sein du gouvernement de Séoul, a expliqué les points essentiels de ces propositions devant les journalistes en réitérant les trois principes des relations intercoréennes annoncés par le président Moon : «Pas de politique d’hostilité contre la Corée du Nord, pas de projet de créer un effondrement du régime nord-coréen et pas d’unification par absorption.»

Le ministre de l'Unification, Cho Myoung-gyon, lors d'une conférence de presse le 17 juillet 2017, le jour où Séoul a proposé à Pyongyang deux dialogues, l'un militaire et l'autre humanitaire entre Croix-Rouge des deux Corées.
Conférence de presse

Le ministre de l'Unification, Cho Myoung-gyon, lors d'une conférence de presse le 17 juillet 2017, le jour où Séoul a proposé à Pyongyang deux dialogues, l'un militaire et l'autre humanitaire entre Croix-Rouge des deux Corées.

«L’objectif que notre gouvernement poursuit avec cohérence, c’est une péninsule coréenne pacifique sans menaces du nucléaire, de guerre», a noté le ministre de l’Unification, en expliquant la nécessité absolue d’organiser ces deux dialogues.

Il a répondu à une question sur l’éventualité d’une réponse favorable de la part de la Corée du Nord : «C’est une mesure prise par la nécessité absolue dans les relations intercoréennes sans regarder l’éventualité d’une réponse positive de la part de la Corée du Nord», «ces propositions ont été faites dans le cadre d’une mesure préliminaire afin d’avoir un apaisement et un retour de la confiance entre les deux Corées.»

«Un véritable dialogue intercoréen au niveau des deux gouvernements sera envisagé en regardant l’évolution de la situation sur la péninsule coréenne, notamment autour de la question nucléaire nord-coréenne», «si la Corée du Nord respecte la déclaration commune du 15-Juin (2000) et la déclaration commune du 4-Octobre (2007), elle répondra positivement à notre proposition», a estimé le ministre de l’Unification.

Cho a également demandé au Nord le rétablissement des contacts intercoréens, soit par les bureaux de liaison des Croix-Rouge des deux Corées au village de la trêve de Panmunjom soit par la ligne de communication militaire intercoréenne de Seohae (mer Jaune). Les deux contacts intercoréens ont été interrompus après la fermeture du parc industriel intercoréen de Kaesong en février 2016.

Aux questions sur l’éventualité d’un arrêt préemptif des radiodiffusions dans la Zone démilitarisée (DMZ) ou d’une suspension des exercices militaires conjoints avec les armées américaines, le ministre Cho n’a pas fait état de ce genre de possibilité. Il s’est contenté d’affirmer que «nous n’avons pas de mesures préemptives en considération pour l’instant».

jhoh@yna.co.kr

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