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2012/08/02 16:28 KST

Un activiste sud-coréen décide de recevoir un examen médical pour prouver des actes de torture

SEOUL, 02 août (Yonhap) -- L'activiste sud-coréen Kim Young-hwan qui a accusé des agents chinois de torture durant sa détention de 114 jours en Chine a indiqué ce jeudi qu'il prouvera ses dires grâce à un examen médical dans un contexte de déni de la part de Pékin.

  
Kim, âgé de 49 ans a prétendu qu'il a été battu, qu'il a reçu des décharges électriques et qu'il a été privé de sommeil.

  L`activiste sud-coréen Kim Young-hwan
Kim et trois autres activistes ont été arrêtés le 29 mars pour être soupçonné d’avoir mis en danger la sécurité nationale de la Chine, une accusation liée à sa campagne pour aider les réfugiés nord-coréens en Chine et promouvoir la démocratie au Nord.

  
Le ministère des Affaires étrangères chinois a rejeté les allégations ce mardi en disant que l'interrogatoire a été mené selon la loi.

  
«Extérieurement, je crois qu'il n'y a pas de cicatrices», a indiqué Kim à l'agence de presse Yonhap par téléphone. «Je projette de recevoir un examen médical.»

Les preuves officielles de torture, s’il y en a, devraient inciter Kim à intenter un procès contre le gouvernement chinois ou présenter l’affaire aux Nations unies.

  
Lee Kyu-ho, Coréano-Chinois âgé de 41 ans, a indiqué qu'il est venu en Corée du Sud en 2010 après avoir travaillé en tant qu'agent de sécurité de la Chine de 1995 à 2002, et a témoigné de violences similaires par les autorités chinoises à l’époque.

  
«En 1996, nous avons détenu un réfugié nord-coréen qui était apparemment dans la trentaine ou au début de la quarantaine, et durant l'enquête, je l'ai frappé avec mes talons et battu avec un bâton électrique», a-t-il dit lors d'une interview à l'agence de presse Yonhap.

  
«J'étais furieux quand j'ai entendu parler de torture des autorités chinoises contre Kim Young-hwan et décidé d'informer mes actions du passé.»

La Commission nationale des droits de l'Homme de Corée (NHRCK) a exprimé ses regrets au gouvernement chinois, en disant que l'organisation «ne pouvais que croire» les revendications de Kim après ses témoignages détaillés.

  
«Nous exhortons la Chine à élucider rapidement et complètement les déclarations de la victime sur les tortures, et prendre des mesures pour prévenir les récidives et punir ceux qui sont responsables», a déclaré la NHRCK dans un communiqué de presse.

  
La commission a également proposé de former un comité international d'interrogatoire comprenant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies et des organisations non gouvernementales internationales concernées afin de conduire une enquête conjointe dans le cas où la Chine continue à nier les allégations.

  
rainmaker0220@yna.co.kr
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