Lancement d'un centre de recherche pour retracer l'histoire des «femmes de réconfort»

2018/08/09 15:45 KST

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Lancement d'un centre de recherche pour retracer l'histoire des «femmes de réconfort»

Une ancienne esclave sexuelle. (Photo d'archives Yonhap)
Une ancienne esclave sexuelle. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 09 août (Yonhap) -- La Corée du Sud lancera ce vendredi un centre de recherche pour compiler les travaux de recherche sur l'histoire de l'esclavage sexuel de femmes coréennes par l'armée impériale japonaise en temps de guerre, a fait savoir ce jeudi le ministère de l'Egalité hommes-femmes et de la Famille.

Sous l'aile de l'Institut coréen des droits des femmes (WHRIK), le centre de recherche ouvrira ses portes demain pour s'engager dans des recherches et compilations de documents historiques sur les atrocités japonaises en temps de guerre et pour constituer une base de données sur le sujet, selon le ministère.

Il enquêtera également sur les dossiers historiques concernés à l'extérieur du pays, notamment au Japon, en Chine et dans les nations de l'Asie du Sud-Est, dans le but de centraliser les informations liées au sujet, a détaillé le ministère.

Le nouveau centre servira de hub pour les recherches sur le sujet concernant les victimes de l'esclavage sexuel, appelées «femmes de réconfort» par euphémisme, selon le ministère.

Une autre fonction clé du centre public sera de donner des leçons pour les prochaines générations sur l'histoire obscure à travers la publication et la diffusion dans le pays et à l'étranger de documents que le centre compilera, a également dit le ministère.

«Il est important de compiler et centraliser les résultats des projets de recherche objectifs et empiriques que les groupes privés et d'autres chercheurs ont menés jusqu'à présent, et d’effectuer systématiquement des travaux de recherche pour que les prochaines générations puissent comprendre correctement l'histoire et tirer des leçons pour ne pas répéter les méfaits du passé», a déclaré la ministre Chung Hyun-back.

La dernière décision est en phase avec la volonté du gouvernement Moon Jae-in d’annuler l'accord conclu en 2015 entre Séoul et Tokyo sous l'administration précédente (Park Geun-hye), dans lequel le Japon a convenu de verser un milliard de yens (9 millions de dollars) de fonds pour soutenir les victimes coréennes et leurs familles en échange de la fin de la dispute diplomatique une fois pour toutes.

Des centaines de milliers de femmes asiatiques, dont de nombreuses Coréennes, ont été forcées à se prostituer dans des bordels militaires japonais durant la Deuxième Guerre mondiale, quand la péninsule coréenne était sous le régime colonial du Japon.

rainmaker0220@yna.co.kr

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