2018/05/15 16:42 KST

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(2e LD) Séoul dénonce la dernière revendication du Japon sur Dokdo

(Photo d'archives Yonhap)
Dokdo et Livre bleu sur la diplomatie du Japon

(Photo d'archives Yonhap)

SEOUL/TOKYO, 15 mai (Yonhap) -- La Corée du Sud a exhorté ce mardi le Japon à retirer sa nouvelle revendication territoriale sur Dokdo, îlots rocheux se trouvant en mer de l’Est, en notant qu’elle ne fera que compromettre les efforts destinés à faire avancer les relations bilatérales.

Dans un communiqué, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a dénoncé la réclamation par le Japon de son droit sur Dokdo dans son «Livre bleu sur la diplomatie» soumis plus tôt dans la journée au conseil des ministres.

Le ministère a protesté avec force contre la revendication «illégitime et absurde» répétée du gouvernement japonais sur les îlots de Dokdo, contrôlés par Séoul.

«Le gouvernement japonais devra reconnaître que répéter la revendication illégitime et absurde sur Dokdo n’aidera point à l'établissement de relations Corée du Sud-Japon orientées vers le futur», a souligné le ministère des Affaires étrangères.

Il a également noté que cette mesure n'affecterait guère la souveraineté territoriale ferme de la Corée du Sud sur Dokdo comme indiqué par l’histoire, la géographie et le droit international.

«Le gouvernement fera fermement face à la provocation japonaise liée à Dokdo», a-t-il averti.

Le ministère a convoqué plus tard dans la journée Koichi Mizushima, ministre plénipotentiaire de l'ambassade japonaise en Corée du Sud, pour faire part de sa protestation. Le diplomate japonais a refusé de répondre aux questions des journalistes à son arrivée au ministère.

Kim Yong-kil, directeur général en charge des affaires de l’Asie du Nord-Est du ministère, a déclaré à Mizushima que Séoul ne pouvait accepter l’appellation unilatérale de Tokyo des eaux se trouvant entre l’archipel nippon et la péninsule coréenne.

Dans son livre diplomatique, Tokyo a avancé que ces eaux ne devaient être appelés «mer de l’Est».

«En particulier, (Kim) a clairement dit que (le gouvernement) ne peut accepter la revendication illégitime du Japon concernant le nom de la mer de l’Est», a précisé le porte-parole du ministère Noh Kyu-duk lors d’un point de presse. «(Il) a souligné que la mer de l’Est est le nom correct utilisé depuis plus de 2.000 ans dans notre pays.»

L’appellation japonaise de ces eaux est devenue plus connue à l’échelle internationale à cause de sa colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945).

Comme une alternative réaliste, le gouvernement appelle depuis longtemps à une utilisation simultanée des noms sud-coréen et japonais.

Tokyo a également supprimé la formulation selon laquelle la Corée du Sud est le pays voisin le plus important en termes de partage d’intérêts stratégiques.

Cela représente une rupture avec les récents gestes amicaux que le gouvernement Shinzo Abe a montrés envers Séoul pour traiter le dossier des ressortissants japonais enlevés par la Corée du Nord il y a plusieurs décennies.

Lors de sa dernière rencontre avec le président Moon Jae-in, Abe a demandé le soutien de Séoul aux efforts de Tokyo pour résoudre cette question.

lsr@yna.co.kr

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