2018/04/16 22:24 KST

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(2e LD) Le chef du FSS propose de démissionner après sa donation illégale

SEOUL, 16 avr. (Yonhap) -- Le gouverneur du Service de supervision financière (FSS) Kim Ki-sik a proposé ce lundi de démissionner après que la Commission nationale des élections (NEC) a conclu ce lundi qu'il a enfreint la loi quand il a effectué en 2016 une donation à une association de députés à laquelle il appartenait.

Cette décision est sans surprise, le président Moon Jae-in ayant promis de le renvoyer en cas de faute professionnelle avérée.

Le bureau présidentiel Cheong Wa Dae a fait savoir que sa démission sera acceptée.

Kim a versé en 2016 50 millions de wons (46.566 dollars) à l'association de députés du Parti démocrate de Corée du nom de «The Better Future» alors qu'il en faisait lui-même partie.

Des voix appelant à la démission du chef du FSS se sont par ailleurs élevées quand il a été révélé que Kim a fait trois voyages à l'étranger en 2014 et 2015 en tant que député, qui ont été financés par des institutions sous la surveillance d'une commission parlementaire dont il était membre.

Le gouverneur du Service de supervision financiere (FSS) Kim Ki-sik.
Le gouverneur du Service de supervision financiere (FSS) Kim Ki-sik.

La démission de Kim intervient deux semaines après sa prise de fonction, faisant de son mandat à la tête du FSS le plus court de l'histoire de l'agence. La sortie de Kim devrait porter un coup à l'administration Moon Jae-in.

Kim s'est excusé mais maintient qu'aucune faveur n'a été accordée aux institutions qui ont payé pour ses voyages.

Le Parti Liberté Corée (PLC), le principal parti de l'opposition, a demandé à ce qu'une enquête exhaustive soit menée. «(Kim) doit être soumis à une enquête stricte conformément à la loi», a déclaré le porte-parole du parti Jun Hee-kyung, ajoutant que Kim a agi sciemment, car il savait de la commission électorale que la donation était illégale. Jun a aussi demandé que le secrétaire présidentiel aux affaires civiles Cho Kuk soit renvoyé pour n'avoir pas convenablement vérifié les antécédents de Kim.

Le parti Bareunmirae a lui demandé des excuses du président Moon Jae-in. «Cheong Wa Dae doit être tenu entièrement responsable pour avoir causé ce trouble dans les affaires de l'Etat», a dit le porte-parole Kwon Sung-joo. «Le secrétaire aux affaires civiles Cho Kuk, à l'origine de ce fiasco, doit se retirer et le président Moon Jae-in doit s'excuser.»

Le Parti pour la démocratie et la paix, qui a aussi appelé Cho à démissionner, a trouvé la démission de Kim «évidente».

Le Parti Démocrate, le parti au pouvoir, a dit respecter la décision de la NEC.

mathieu@yna.co.kr

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