2018/04/17 09:00 KST

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Séoul et Washington en étroite collaboration avant leur sommet avec Pyongyang

WASHINGTON, 16 avr. (Yonhap) -- La Corée du Sud et les Etats-Unis se sont lancés dans une vague de diplomatie alors que les deux parties se préparent à des sommets historiques avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, une démarche qui a été récemment illustrée par la visite surprise à Washington du premier conseiller à la sécurité nationale de Séoul.

Chung Eui-yong, chef du bureau de la sécurité nationale du palais présidentiel, s'est rendu à l'improviste dans la capitale américaine et a rencontré son nouvel homologue américain, John Bolton, pour discuter des moyens de garantir le succès des deux sommets et de réaffirmer leur engagement commun à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

La dénucléarisation, qui signifie selon Séoul et Washington le démantèlement du programme d'armement nucléaire de Pyongyang, est le but ultime des deux réunions.

Cependant, la première rencontre entre le président sud-coréen Moon Jae-in et Kim le 27 avril pourrait dicter le sort de la rencontre du président américain Donald Trump avec le dirigeant du Nord en mai ou juin.

«Pour moi, l'un des plus grands indicateurs de la tenue ou de l'ajournement de cette réunion sera le sommet intercoréen qui aura lieu à la fin du mois», a déclaré Victor Cha, un ancien membre du Conseil de sécurité nationale sous l’administration de George W. Bush, lors d'un récent forum. «Parce que j'imagine qu'en sortant de cette réunion, le président sud-coréen voudra informer le président américain sur la manière dont cet entretien s'est déroulé et offrira probablement des recommandations sur la nécessité d'aller de l'avant… les choses vont bien, le feu est vert, ou s’il est jaune ou même rouge.»

La coordination entre les alliés est donc devenue encore plus cruciale.

A partir de cette semaine, il y aura des discussions régulières entre les meilleurs diplomates des deux pays à Washington sur la question : l'ambassadeur sud-coréen aux Etats-Unis Cho Yoon-je et la secrétaire d'Etat adjointe par intérim pour l'Asie de l'Est Susan Thornton.

«Les Etats-Unis et nos alliés, la république de Corée et le Japon, se sont engagés à une coordination étroite sur notre réponse unifiée à la Corée du Nord», a déclaré un fonctionnaire du département d'Etat en réponse à une question de Yonhap sur les attentes des Etats-Unis par rapport au sommet intercoréen.

Les Etats-Unis restent déterminés à accomplir la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne et, comme Trump l'a déjà souligné, un «chemin plus lumineux» attend la Corée du Nord si elle choisit de se dénucléariser, d’après le responsable.

Si le sommet intercoréen est couronné de succès, la Corée du Sud ne façonnera pas seulement les bases du sommet Washington-Pyongyang, mais elle pourra également gagner en poids sur la scène politique régionale.

«La charnière de tout cela est la Corée du Sud», a déclaré Kurt Campbell, qui a été le premier diplomate américain pour l'Asie de l'Est sous l'administration de Barack Obama, lors d'un forum organisé le mois dernier. «Le rôle et le pouvoir de la Corée du Sud pour décider de l'histoire de l'Asie du Nord-Est, l'avenir de l'Asie du Nord-Est, sont vraiment mis en avant.»

«Ce que j'encourage toujours, amis sud-coréens, dans ces situations, c'est que vous ayez la capacité de jouer le rôle dominant ici», a affirmé Campbell. «Ce que l'année prochaine ou les deux prochaines pourraient signifier, c'est que la Corée du Sud deviendra un acteur majeur dans la détermination de son propre destin.»

«Si le président Moon (Jae-in) est prudent et stratégique et obtient de bons résultats, la Corée du Sud a la capacité de diriger une grande partie des dynamiques en cours en Asie du Nord-Est.»

lp@yna.co.kr

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