2018/04/13 15:04 KST

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Moon promet la démission du nouveau patron du FSS si ses voyages s'avèrent illégaux

Le président Moon Jae-in (à gauche) et le chef du FSS Kim Ki-sik
Le président Moon Jae-in (à gauche) et le chef du FSS Kim Ki-sik

SEOUL, 13 avr. (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in s’est engagé ce vendredi à faire démissionner le nouveau chef du Service de supervision financière (FSS) s’il s’avère que ce dernier est fautif concernant ses voyages à l'étranger controversés ou ne répond pas aux normes éthiques.

Kim Ki-sik, nouveau patron du FSS, est sommé de démissionner pour des voyages d’affaires qu’il a effectués lorsqu’il était député avec des financements d'institutions financières qui faisaient l’objet d’une inspection d'une commission parlementaire dont il faisait partie.

«Je ferai démissionner Kim si une quelconque activité au cours de son mandat en tant que député est jugée objectivement illégale. Je le ferai démissionner même si ses activités n’étaient pas illégales dans le cas où il est considéré comme en dessous de la moyenne par rapport à la pratique des autres parlementaires en termes de normes morales au moment de ses voyages à l’étranger», a déclaré le président dans un communiqué publié par Cheong Wa Dae.

Cet engagement est intervenu un jour après que Cheong Wa Dae a demandé à la Commission nationale des élections (NEC) de trancher sur la légalité ou non des voyages à l’étranger de Kim.

«J’accepte humblement les critiques du peuple selon lesquelles les voyages à l’étranger d’un député financés par des institutions inspectées par le député lui-même ne sont pas à la hauteur des attentes du peuple quelle que soit leur légitimité», a-t-il souligné.

«Cela dit, si ces voyages étaient une pratique répandue chez les députés à cette époque, il est difficile d’accepter les critiques des partis d’opposition et la demande de licencier la personne», a-t-il ajouté.

Moon a également fait part de ses dilemmes pour la sélection de nouveaux officiels du gouvernement.

«Il doit y avoir certainement un choix sage qui permettrait d'éviter la controverse. La plupart du temps, il s’agit de nommer un bureaucrate du domaine en question. D’une part, je suis souvent confronté à un désir d’envoyer un choc dans les domaines qui nécessitent une réforme fondamentale en sélectionnant (leur nouveau chef) de l’extérieur et, d'autre part, plus le choix est audacieux, plus j'ai peur de la critique et la résistance. Voilà mes soucis.»

lsr@yna.co.kr

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