2018/03/14 10:46 KST

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(LEAD) L'ex-président Lee questionné dans le cadre d'une enquête de corruption

L'ex-président Lee Myung-bak s'adresse au peuple le 14 mars 2018 à son arrivée au Parquet central du district de Séoul pour être entendu dans le cadre d'une affaire de corruption
L'ex-président Lee Myung-bak s'adresse au peuple le 14 mars 2018 à son arrivée au Parquet central du district de Séoul pour être entendu dans le cadre d'une affaire de corruption

SEOUL, 14 mars (Yonhap) -- L'ex-président Lee Myung-bak est apparu ce mercredi matin devant le Parquet central du district de Séoul pour être entendu sur des allégations de corruption, de détournement de fonds et d'abus de pouvoir.

Lee, âgé de 77 ans, est arrivé à 9h23 au bureau des procureurs après une convocation la semaine dernière.

«Je suis infiniment désolé pour avoir causé des inquiétudes au peuple avec une affaire m'impliquant au moment où la vie du peuple est difficile et l'environnement sécuritaire est très grave autour de la péninsule coréenne», a-t-il déclaré à son arrivée au Parquet.

Il a également souligné qu'il avait beaucoup de choses à dire en tant qu'ancien président mais qu’il ne s’exprimerait pas devant les journalistes.

«J'espère seulement que (je) serai le dernier dans l'histoire», a-t-il ajouté. Il n'a pas répondu à des questions sur les accusations de corruption.

Lee, qui a été président de 2008 à 2013, est soupçonné d'avoir reçu 11 milliards de wons (10,3 millions de dollars) de pots-de-vin de la part du Service national du renseignement (NIS) ainsi que de Samsung et d'autres entreprises, y compris d'un ancien patron d'un grand groupe bancaire, au moment de son élection et en début de mandat.

Il aurait aussi constitué des fonds secrets à hauteur de 30 milliards de wons à travers l’équipementier automobile DAS, qui appartient à son frère Lee Sang-eun mais qui serait en réalité dirigé par Lee, et ses sous-traitants.

Il sera le quatrième ex-chef d'Etat sud-coréen à comparaître volontairement en tant que prévenu après l’ex-président Roh Tae-woo en 1995, l'ancien président Roh Moo-hyun en 2009 et la présidente déchue Park Geun-hye l’année dernière. L’ancien président Chun Doo-hwan a refusé de comparaître en 1995, avant d’être arrêté.

L'ancien président aurait aussi forcé Samsung à payer 6 milliards de wons de frais juridiques dus par DAS à un cabinet d'avocats américain dans le cadre d'un procès qui visait à récupérer un investissement de 14 milliards de wons fait par DAS dans une entreprise américaine. Lee aurait abusé de ses pouvoirs et ordonné à son cabinet et au ministère des Affaires étrangères d'aider l'équipementier à récupérer son argent.

Lee a rejeté toutes ces accusations, les qualifiant de représailles politiques de l'actuelle administration du président Moon Jae-in.

Lee, ancien PDG de Hyundai Engineering & Construction Co., a fait ses débuts en politique en 1992 en tant que député. Il a été maire de Séoul de 2002 à 2006.

Le bureau des procureurs et la police ont renforcé les mesures de sécurité pour prévenir tout accrochage. Le Parquet a fermé temporairement la plupart de ses entrées et autorisé l'accès uniquement aux journalistes dont les cartes d'identité ont été enregistrés en amont.

La police a déployé 13 équipes de plus de 1.000 agents pour renforcer la sécurité près du Parquet central du district de Séoul à Seocho, dans le sud de Séoul, et autour de la résidence de Lee, située à 4,7 km du bâtiment du Parquet.

mathieu@yna.co.kr

lsr@yna.co.kr

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