2018/01/12 13:47 KST

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Abe rejette la dernière position de Séoul sur le dossier de l'esclavage sexuel

(Kyodo=Yonhap)
Premier ministre japonais Shinzo Abe

(Kyodo=Yonhap)

TOKYO, 12 jan. (Yonhap) -- Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré aujourd’hui qu'il ne pouvait accepter l'annonce faite par le gouvernement sud-coréen selon laquelle la question de l'asservissement sexuel des femmes coréennes en temps de guerre n'a pas été résolue par l’accord controversé conclu en 2015, a rapporté Kyodo.

L'agence de presse japonaise a cité Abe qui a dit au cours d'une réunion avec des journalistes que l'accord relève d’un pacte de gouvernement à gouvernement et que la dernière position de Séoul sur ce dossier ne pourra jamais être acceptée.

Abe a également réitéré son appel à la Corée du Sud pour mener à bien ce qui a été convenu dans le cadre de ce traité.

Le problème de longue date de l'esclavage sexuel en temps de guerre a récemment refait surface et altéré les liens entre les deux voisins, car Séoul a récemment dénoncé l’accord de 2015 visant à régler le différend comme étant «gravement défectueux».

En vertu de l'entente conclue le 28 décembre 2015, la Corée du Sud et le Japon ont promis de résoudre «de manières définitive et irréversible» le problème des femmes de réconfort. Tokyo s'est excusé et a promis d’allouer 1 milliard de yens (8,9 millions de dollars) à une fondation dédiée au soutien des victimes.

Cependant, l’accord a suscité de vives critiques de la part des victimes et de groupes civiques qui affirment que les excuses du Japon n'étaient pas assez sincères et que le gouvernement ne les avait pas consultés à l'avance. Certains exigent sa renégociation ou même son abandon.

L’administration Moon Jae-in a demandé mardi au gouvernement japonais de mettre en œuvre de nouveaux efforts, notamment des excuses sincères visant à aider les victimes à guérir leurs blessures et à retrouver leur dignité.

Séoul a également promis d'utiliser ses propres fonds afin de soutenir les victimes au lieu d'utiliser l’argent offert par le Japon, ce qui coupera court à toute initiative de renégociation.

lp@yna.co.kr

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