2017/12/05 09:51 KST

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Séoul appelle Tokyo à tenir fidèlement ses promesses après l'inscription sur la liste de l'Unesco

Panneau d'information sur l'île de Hashima
Panneau d'information sur l'île de Hashima

SEOUL, 05 déc. (Yonhap) -- Le gouvernement a appelé ce mardi le Japon à tenir fidèlement ses promesses pour commémorer les victimes coréennes du travail forcé à l'époque coloniale, qu'il a faites après que certaines de ses installations industrielles ont été ajoutées à la liste du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

«Le gouvernement exprime des regrets à propos du rapport de mise en œuvre des mesures de suivi de l’inscription des sites industriels modernes japonais soumis par le Japon», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Le gouvernement exhorte le Japon à mettre en œuvre fidèlement et rapidement les mesures de suivi destinées à honorer la mémoire des victimes du travail forcé, comme il l’avait promis à la communauté internationale», a ajouté le ministère.

«Lors de la décision d'inscrire des sites industriels japonais modernes sur la liste du patrimoine mondial pendant la réunion du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2015, le Comité a recommandé à la partie japonaise de préparer une stratégie qui permette de comprendre la totalité de l’histoire de chacun des sites (23) et la partie japonaise a déclaré que, dans certains de ces sites, des Coréens et des personnes d’autres nationalités avaient été mobilisés contre leur gré et avaient travaillé de force dans des conditions épouvantables dans les années 1940 et qu’elle prendrait des mesures appropriées pour honorer la mémoire de ces victimes, par exemple en établissant un centre d’information», a rappelé le ministère.

Le Japon a récemment soumis à l’organisation onusienne basée à Paris un rapport dans lequel il fait part de son intention d’établir le centre d’information lié aux sites de la révolution industrielle Meiji, incluant l’île de Hashima où des Coréens ont été contraints à travailler, non dans la préfecture de Nagasaki, où se trouvent les sites, mais à Tokyo.

Des historiens estiment que des millions de Coréens ont été réquisitionnés pour le travail forcé pendant la colonisation de la péninsule coréenne.

lsr@yna.co.kr

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