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2017/05/18 15:03 KST

Abe souhaite des relations orientées vers le futur avec Séoul

L'envoyé spécial du président sud-coréen, Moon Hee-sang (à gauche), et le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo le 18 mai 2017.
L'envoyé spécial du président sud-coréen, Moon Hee-sang (à gauche), et le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo le 18 mai 2017.

TOKYO, 18 mai (Yonhap) -- Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré ce jeudi que la Corée du Sud était le pays «le plus important» partageant des mêmes intérêts stratégiques et a fait part de son plan d’aller de l’avant en vue de construire des relations orientées vers le futur entre les deux pays voisins.

Abe a tenu ces propos lors de sa rencontre avec Moon Hee-sang, qui a été envoyé par le président Moon Jae-in pour transmettre une lettre au chef du gouvernement japonais et organiser un sommet bilatéral.

L’envoyé spécial, député quatre fois élu du Parti démocrate, a noté que le Japon et la Corée du Sud partageaient non seulement des valeurs communes comme l’économie de marché et la démocratie mais étaient aussi confrontés aux menaces que posent les ambitions nucléaire et balistique de la Corée du Nord.

Moon Hee-sang a ajouté qu’il est venu au Japon pour transmettre la volonté du président sud-coréen de construire des relations orientées vers le futur avec le Japon et son souhait de rencontrer le Premier ministre japonais «dans les meilleurs délais» et «fréquemment».

Son voyage au Japon est intervenu sur fond de conflit autour d’un accord controversé qui a été signé à la fin de 2015 entre les deux pays pour mettre fin à une querelle de longue date sur l’esclavage sexuel de femmes coréennes par l’armée impériale japonaise au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

En vertu de l’accord de décembre 2015, Tokyo a présenté des excuses pour les atrocités commises lors de la colonisation et a convenu de créer une fondation destinée à soutenir les victimes encore en vie de l’esclavage sexuel. Il promettait aussi un milliard de yens (9,97 millions de dollars) pour une fondation créée l’année dernière.

Cela dit, nombreux sont ceux qui doutent de la sincérité des excuses et critiquent que l’accord a été conclu à la hâte sans recueillir suffisamment d’opinions des victimes.

Lors d’un entretien téléphonique avec Abe après son inauguration, le président Moon a déclaré que la plupart des Sud-Coréens ne pouvaient accepter l’accord émotionnellement, faisant allusion à d’éventuelles renégociations de l’accord.

L’envoyé spécial a expliqué la position du chef d’Etat sud-coréen lors de sa rencontre hier avec le ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida. Il a aussi appelé à des efforts conjoints pour résoudre le problème avec sagesse.

A propos de savoir s’ils ont discuté de ce sujet lors de sa réunion avec Abe, l’envoyé a répondu à des journalistes que cela a été le cas mais a refusé d’entrer dans les détails. Il a toutefois répondu par l’affirmative à la question de savoir s’il a suffisamment expliqué la position du président Moon au Premier ministre japonais.

Il a également indiqué que la lettre qu’il a transmise ne mentionnait pas cette question mais était sûr que le Premier ministre japonais la comprenait très bien grâce aux discussions téléphoniques de la semaine dernière avec le président Moon.

lsr@yna.co.kr

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