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2017/05/18 11:47 KST

(LEAD) Moon en faveur d'une nouvelle enquête sur la répression du soulèvement du 18-Mai

Le président brûle de l'encens au cimetière national du 18-Mai à Gwangju
Le président brûle de l'encens au cimetière national du 18-Mai à Gwangju

SEOUL, 18 mai (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in a laissé entendre ce jeudi qu’il allait ordonner une nouvelle enquête sur un événement vieux de plusieurs décennies pour retrouver les responsables de la répression sanglante du soulèvement démocratique du 18-Mai, en 1980.

Les propos de Moon ont été prononcés lors de la cérémonie qui a marqué le 37e anniversaire du mouvement démocratique à la ville de Gwangju, à 350 kilomètres au sud-ouest de Séoul.

«Il y a toujours des tentatives dans notre société pour déformer et dénigrer ce qui est arrivé à Gwangju en mai», a déclaré le président lors de la cérémonie tenue au cimetière national du 18-Mai, qui abrite 680 personnes qui sont mortes lors de la répression de l'armée ou plus tard en raison de blessures subies lors des 10 jours d’interventions militaires.

Les remarques du président font suite à une autobiographie de l'ancien président Chun Doo-hwan, récemment publiée, dans laquelle l'ex-chef d'Etat nie avoir ordonné la répression de l'armée sur le mouvement démocratique de Gwangju, qui a été lancé après le coup d'Etat militaire qui s'était produit l'année précédente.

Moon n'a pas mentionné directement le nom de Chun mais a dit que les tentatives de déformation de la vérité ne seront pas tolérées. «Nous trouverons sans faute la vérité et qui sont les responsables des tirs d'armes à feu, y compris des hélicoptères militaires», a déclaré le président.

Il a insisté sur le fait que la recherche de la vérité sur la répression de l’armée ne doit pas être un sujet de conflit entre les progressistes et les conservateurs, en se limitant à parler d’une affaire de «sens commun et justice». Le président a également promis de faire des efforts pour réviser la Constitution afin qu’elle contienne l'esprit pacifique et démocratique du soulèvement du 18-Mai.

La cérémonie de cette année est également la première en neuf ans où la chanson de révolte «Marche pour le bien-aimé» pouvait être chantée à l'unisson, suite à un ordre exécutif du président la semaine dernière.

«Marche pour le bien-aimé n'est pas une simple chanson. C'est un symbole du sang et des vies qui ont été sacrifiés à Gwangju et le propre esprit du soulèvement démocratique du 18-Mai», a dit Moon.

Le nouveau président a signé vendredi dernier un ordre exécutif autorisant officiellement la chanson «Marche pour le bien-aimé» lors de la cérémonie pour marquer l'anniversaire du soulèvement démocratique de 1980.

Le chant faisait partie dans le passé de la cérémonie depuis 1997, mais l'ancien gouvernement conservateur Lee Myung-bak a ordonné que cette chanson soit chantée par une chorale depuis 2009 et les demandes pour autoriser l'interprétation à l'unisson comme une partie officielle de la cérémonie avaient été restées sans réponse ou rejetées au cours des cinq dernières années sous le gouvernement Park Geun-hye.

rainmaker0220@yna.co.kr

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