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2017/03/17 17:22 KST

(2e LD) Dans un contexte de tension, Tillerson débute sa visite en Corée du Sud

SEOUL, 17 mars (Yonhap) -- Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a entamé ce vendredi matin une visite de deux jours en Corée du Sud au cours de laquelle il devrait se focaliser sur l’alliance entre Séoul et Washington dans un contexte de menaces croissantes de la part de Pyongyang.

Tillerson est arrivé à la base aérienne d'Osan, à 70 km au sud de la capitale, à 10h10, en provenance du Japon où il a rencontré hier le Premier ministre Shinzo Abe à Tokyo. Tout de suite après avoir foulé le sol sud-coréen, il a pris la direction de la Zone démilitarisée (DMZ), à la frontière intercoréenne.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson (2e à partir de la gauche) s'apprête à monter dans un hélicoptère de l'armée américaine pour se rendre dans la Zone démilitarisée (DMZ) après son arrivée à la base aérienne d'Osan, au sud de Séoul, le vendredi 17 mars 2017.
Direction la DMZ

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson (2e à partir de la gauche) s'apprête à monter dans un hélicoptère de l'armée américaine pour se rendre dans la Zone démilitarisée (DMZ) après son arrivée à la base aérienne d'Osan, au sud de Séoul, le vendredi 17 mars 2017.

Lors de sa visite dans la DMZ, il a reçu un briefing au village de la trêve de Panmunjom et a déjeuné avec des soldats à Camp Bonifas. Il était accompagné du chef des Forces américaines en Corée du Sud (USFK), le général Vincent K. Brooks, et de celui de l’armée sud-coréenne, le général Lim Ho-young.

Il a été également rapporté que Tillerson s’est approché de la ligne de démarcation militaire séparant les deux Corées et que des soldats nord-coréens l’ont observé tout en prenant des photos de lui. Le secrétaire d’Etat n’a pas fait de déclaration officielle à Panmunjom.

Plus tard dans la journée, Tillerson a eu une réunion avec le président par intérim et le Premier ministre Hwang Kyo-ahn au cours de laquelle il a réaffirmé le partenariat «dur comme fer» entre les deux pays dans le domaine de la sécurité.

«Je suis ici pour exprimer et réaffirmer l’alliance dure comme fer entre les Etats-Unis et la République de Corée qui sert de pilier à la sécurité et à la stabilité de la péninsule coréenne», a dit le numéro un de la diplomatie américaine.

«Je veux aussi souligner l’importance des liens entre nos deux peuples, la coopération économique croissante et, comme vous l’avez mentionné, notre alliance forte pour la sécurité en réponse aux menaces croissantes de la Corée du Nord», a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson est accueilli par des officiels sud-coréens à la base aérienne d'Osan, à Pyeongtaek, le vendredi 17 mars 2017.
Arrivée à Osan

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson est accueilli par des officiels sud-coréens à la base aérienne d'Osan, à Pyeongtaek, le vendredi 17 mars 2017.

La visite de Tillerson dans le pays fait partie d’une tournée dans trois pays asiatiques qui l’emmènera également en Chine ce week-end. Il s’agit de son premier déplacement à l’étranger depuis sa nomination au poste de chef de la diplomatie américaine au sein de l’administration Donald Trump.

Ce voyage a lieu dans une ambiance pesante suite aux récentes provocations de la Corée du Nord et à l’aggravation des frictions entre Séoul et Pékin pour le déploiement du système de défense antimissile à haute altitude THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) des Etats-Unis sur le sol sud-coréen.

Le message de l’ancien patron d’Exxon Mobil sera donc scruté à la loupe par les différentes parties concernées afin de tenter de mieux cerner les politiques que le gouvernement américain adoptera à l’égard du Nord.

Lors de la conférence de presse tenue hier après sa rencontre avec le ministère japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida à Tokyo, Tillerson a dit que les efforts des Etats-Unis menés au cours des 20 dernières années pour dénucléariser le Nord ont échoué et a appelé à une «nouvelle approche» pour traiter le dossier nord-coréen.

Le secrétaire d’Etat n’a pas donné de détails sur cette nouvelle approche mais a indiqué qu’il a abordé le sujet avec le Japon et qu’il en ferait de même avec ses homologues sud-coréen et chinois. Il s’envolera pour Pékin ce samedi.

xb@yna.co.kr

(FIN)