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2017/01/12 11:03 KST

L'héritier de Samsung interrogé en tant que suspect dans le cadre du scandale politique

Le vice-PDG de Samsung Electronics Co., Lee Jae-yong
Le vice-PDG de Samsung Electronics Co., Lee Jae-yong

SEOUL, 12 jan. (Yonhap) -- L’héritier du groupe Samsung et le vice-PDG de Samsung Electronics Co., Lee Jae-yong, est interrogé ce jeudi en tant que suspect par l'équipe du procureur indépendant alors qu'elle a accéléré l'enquête sur le scandale d'interférence dans les affaires de l'Etat par Choi Soon-sil, qui a entraîné le vote de la motion de destitution de la présidente Park Geun-hye par l'Assemblée nationale.

Lee est apparu au bureau de l'équipe, situé à Gangnam, dans le sud de Séoul, pour subir un interrogatoire sur les allégations selon lesquelles le plus grand conglomérat du pays a fourni un soutien financier illégitime à Choi en échange de faveurs commerciales.

«Je présente mes grandes excuses au peuple pour n’avoir pas pu montrer une bonne image à cause de cette affaire», a-t-il dit à son arrivée.

Le groupe Samsung est soupçonné d'avoir signé un contrat d'une valeur de 22 milliards de wons (18,3 millions de dollars) avec une entreprise basée en Allemagne et opérée par Choi et sa fille sous forme de consulting en vue de financer l'entraînement équestre de la fille, Chung Yoo-ra.

Il y a des allégations selon lesquelles le contrat a été signé en échange d’un soutien du Service national des retraites (NPS) pour une opération de fusion entre des filiales de Samsung en 2015. L'équipe du procureur indépendant enquête pour tenter de déterminer si le bureau présidentiel a fait pression ou non sur le NPS afin de soutenir la fusion en échange des faveurs que Samsung a accordées à Choi.

Le chef du NPS, Moon Hyung-pyo, a été arrêté le mois dernier pour avoir fait pression sur l’agence pour qu’elle soutienne l’accord de fusion entre les filiales de Samsung quand il était ministre de la Santé et des Affaires sociales.

Samsung a fait don de 20,4 milliards de wons aux fondations Mir et K-Sports, qui étaient sous l’influence de Choi. Le conglomérat a revendiqué avoir pensé que l'argent servirait à une bonne cause, notamment pour promouvoir la culture sud-coréenne à l'étranger ainsi que le secteur sportif.

Le groupe a également indiqué que, comme d'autres entreprises, il n'était pas en position d'ignorer les souhaits de la présidente, y compris quand elle a demandé une aide dans cette affaire. Lors d’une audition le mois dernier, Lee a souligné plusieurs fois que le groupe «n'a jamais effectué de don en cherchant un bénéfice en échange».

L'équipe du procureur indépendant a demandé ce mercredi à la commission spéciale d'enquête parlementaire, qui a questionné des chefs de conglomérats, de déposer une plainte officielle contre Lee pour faux témoignage.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)