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2016/12/29 15:23 KST

L'ambassadeur en France interrogé sur la «liste noire» de personnalités du milieu culturel

L’ambassadeur de Corée du Sud en France, Mo Chul-min, à son arrivée au bureau de l'équipe d'investigation indépendante dans le sud de Séoul le 29 décembre 2016.
L’ambassadeur de Corée du Sud en France, Mo Chul-min, à son arrivée au bureau de l'équipe d'investigation indépendante dans le sud de Séoul le 29 décembre 2016.

SEOUL, 29 déc. (Yonhap) -- L’ambassadeur de Corée du Sud en France, Mo Chul-min, a été convoqué ce jeudi par le procureur indépendant pour un interrogatoire sur les allégations selon lesquelles le bureau présidentiel a établi une «liste noire de personnalités du milieu artistique et culturel critiques à l’égard du gouvernement».

Mo, qui a été conseiller présidentiel à l’éducation et à la culture de 2013 à 2014, est rentré hier en Corée du Sud pour être entendu dans le cadre de l’investigation menée par le procureur indépendant Park Young-soo sur le scandale de trafic d’influence pour lequel le Parlement a adopté le 9 décembre dernier une motion de destitution de la présidente Park Geun-hye.

A son arrivée vers 13h45 au bureau de l'équipe d'investigation indépendante, dans le sud de Séoul, l'ambassadeur n'a répondu à aucune des questions des journalistes sur les allégations.

Lors d'une émission de radio le 26 décembre, l'ancien ministre de la Culture Yoo Jin-ryong a avancé que Mo a transmis la liste noire créée par le bureau du conseiller présidentiel aux affaires politiques au ministère de la Culture lorsqu'il était au bureau présidentiel.

L'équipe est en train de chercher à approfondir son enquête pour tenter de déterminer la personne qui a ordonné l'établissement de cette liste. Elle a effectué plus tôt cette semaine des perquisitions aux domiciles et bureaux de l'ancien conseiller présidentiel à l'éducation et à la culture Kim Sang-yule (2014-2016) et de la ministre de la Culture Cho Yoon-sun qui a été conseillère aux affaires politiques (2014-2015) ainsi qu’au domicile de l'ex-secrétaire général du bureau présidentiel Kim Ki-choon (2013-2015).

De même, plusieurs anciens hauts officiels ont été interrogés cette semaine sur les allégations d'existence d'une telle liste dont la dernière version inclurait pas moins de 9.000 personnalités de tendance «gauchiste» du monde artistique et culturel.

lsr@yna.co.kr

(FIN)