SNS Share
Article View Option

2016/10/27 10:07 KST

Scandale Choi Soon-sil : la protagoniste reconnaît avoir reçu des documents présidentiels

HESSE, Allemagne/SEOUL, 27 oct. (Yonhap) -- Choi Soon-sil, soupçonnée d’avoir interféré dans les affaires de l’Etat pour des discours et communications de la présidente Park Geun-hye, a reconnu avoir reçu des documents présidentiels dans une interview accordée au quotidien Segye Times ce jeudi.

Elle a avoué la réception de rapports élaborés par la Maison-Bleue en disant que «je ne me souviens pas très bien mais je les ai reçus par e-mail juste après l’élection présidentielle». Tout de même, elle a rejeté les rapports de médias concernant la réception de dossiers sur sa tablette PC et documents en papier.

Image infographique de Choi Soon-sil (Yonhap News TV)
Choi Soon-sil

Image infographique de Choi Soon-sil (Yonhap News TV)

«Je les ai reçus par e-mail juste après l’élection présidentielle mais je ne savais pas que c’étaient des secrets d’Etat», «je n’ai pas de tablette PC et je ne sais même pas comment l’utiliser. Le média qui a rapporté a sûrement vu le PC de quelqu’un d’autre», a-t-elle déclaré au journaliste du Segye Times.

Choi, actuellement en Allemagne, a également reconnu avoir modifié des parties de discours de la présidente afin «d’aider les expressions du sentiment» durant la campagne présidentielle (en décembre 2012). Elle a présenté des excuses en disant que «c’est une erreur grave et je m’en excuse».

Quant à la fuite de textes de discours présidentiels avant qu’ils ne soient diffusés ou lus et leur modification, Choi a prétendu que «c’était durant l’élection présidentielle ou avant. Comme j’ai un contact de longue date avec la présidente et je connais bien sa pensée, je l’ai aidée à sa demande pour des expressions du sentiment».

«Je ne pensais pas que cela poserait des problèmes et même je ne savais pas que c’étaient des secrets d’Etat», «je m’en excuse et si cela a causé du mal à la présidente, c’est de ma faute. Je l’ai fait pour la loyauté», a répondu Choi.

Le Parquet a perquisitionné la fondation Mir le 26 octobre 2016 dans le cadre de l'investigation sur l'affaire Choi Soon-sil.
Fondation Mir

Le Parquet a perquisitionné la fondation Mir le 26 octobre 2016 dans le cadre de l'investigation sur l'affaire Choi Soon-sil.

A part cet aveu, elle a rejeté toutes les autres allégations portées contre elle, notamment l’abus de pouvoir, l’usurpation des liens avec la présidente Park pour les fondations Mir et K-Sports, la réunion secrète des Huit et l’interférence dans les nominations de membres du gouvernement.

En ce qui concerne l’éventualité de son retour en Corée du Sud, elle a répondu que cela n’est pas possible en raison de la situation de sa santé et elle a indiqué que «si je suis coupable, je recevrai la punition».

Concernant l’interférence de Choi Soon-sil dans les discours présidentiels, la présidente Park Geun-hye a présenté des excuses le 25 octobre dernier au lendemain des rapports diffusés sur la chaîne de télévision JTBC qui a découvert le PC utilisé dans le bureau de Choi à Séoul contenant des discours présidentiels reçus avant leur diffusion.

Face à cette interview, la Maison-Bleue a affiché immédiatement sa position. «Le peuple est sous le choc à cause de cette affaire et il faudra qu’elle revienne pour résoudre les allégations portées contre elle», a indiqué ce matin le porte-parole du palais présidentiel, Jeong Yeon-guk.

jhoh@yna.co.kr

(FIN)