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2012/08/03 21:33 KST

Le Sud prévoit des réunions consulaires avec tous les Sud-Coréens détenus à l'étranger

SEOUL, 03 août (Yonhap) -- La Corée du Sud a l’intention de mener des entretiens consulaires avec environ 1.600 de ses ressortissants actuellement détenus dans 35 pays pour différents motifs, afin de vérifier s’ils ont fait l'objet de mauvais traitements, a déclaré un officiel ce vendredi.

  
Cette initiative fait partie des nouvelles mesures du ministère des Affaires étrangères pour assurer la sécurité de ses ressortissants à l'étranger, après que le fameux militant Kim Young-hwan, ait affirmé avoir été battu et torturé avec des électrochocs lors de sa récente détention en Chine.

  
Le ministère a fait pression sur Pékin, qui a nié les allégations de torture, pour qu'une enquête soit effectuée à ce sujet, et a annoncé qu'il projetait d'organiser des réunions consulaires avec 625 ressortissants sud-coréens actuellement incarcérés en Chine pour savoir s’ils ont été maltraités.

  
«En plus des réunions consulaires avec nos 625 ressortissants détenus en Chine, nous avons décidé de tenir des réunions consulaires avec les ressortissants détenus dans d'autres pays» a indiqué par téléphone un haut fonctionnaire du ministère à l'Agence de presse Yonhap.

  
Ces réunions consulaires à grande échelle concerneront environ 1.600 ressortissants sud-coréens détenus dans 35 pays, dont ceux qui se trouvent en Chine, a indiqué l’officiel sous couvert d'anonymat.

  
S'il peut arriver qu'un diplomate sud-coréen ait à rencontrer en réunion consulaire un ressortissant en détention, il est rare que le ministère organise de telles réunions pour l'ensemble des Sud-Coréens détenus à l'étranger.

  
Le projet «vise à revérifier si des ressortissants ont pu être soumis à un traitement brutal à l'étranger suite au cas de Kim Young-hwan» a ajouté l'officiel.

  
Kim, 49 ans, militant sud-coréen des droits de Homme, est rentré au pays le 20 juillet avec trois autres activistes, après avoir passé 114 jours de détention en Chine. Tous les détails ne sont pas connus, mais ses activités en Chine auraient été liées à des Nord-Coréens essayant de faire défection au Sud.

  
Une fois arrivé à Séoul, Kim a affirmé qu'il avait été soumis à des électrochocs, battu et privé de sommeil au cours de ses interrogatoires par les autorités chinoises.

   catherine@yna.co.kr
(FIN)