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2012/07/26 21:08 KST
Prochain redémarrage du vieux réacteur nucléaire Gori-1


SEOUL, 26 juil. (Yonhap) -- La Corée du Sud devrait bientôt remettre en marche le plus ancien de ses 22 réacteurs nucléaires, après avoir procédé à des contrôles de sécurité, afin de pouvoir répondre à la hausse de la demande d'électricité en période estivale, a déclaré ce jeudi le ministre de l'Economie de la connaissance, Hong Suk-woo.

Le réacteur situé à Busan, à 450 kilomètres au sud de Séoul, avait été arrêté en mars dernier après que l'on ait détecté lors d'un contrôle de maintenance le mois précédent que le réacteur et son générateur de secours avaient temporairement perdu de la puissance.

Début juillet, les experts de la Commission de sûreté et de sécurité nucléaires avaient déclaré que le réacteur Gori-1 pourrait de nouveau fonctionner en toute sécurité, mais le gouvernement avait retardé son redémarrage afin d'apaiser les craintes persistantes des habitants vivant à proximité du site.

«Nous poursuivons le dialogue avec les habitants, mais parvenir à un consensus devrait prendre du temps. Il n'y a pas d'autre choix que de reprendre l'exploitation du réacteur de Gori 1 le 3 août au plus tard», a déclaré aux journalistes le ministre Hong.

Hong, qui est en charge de la politique énergétique du pays, a indiqué que pour arriver à satisfaire la demande d'électricité, le gouvernement dépensait près de 3 milliards de wons (2,15 millions d’euros) tous les jours, le montant de ces coûts pouvant devenir «incalculable» en cas de panne éventuelle.

Le ministre a précisé que le réacteur devait être remis en route le 2 ou le 3 août afin qu’il puisse atteindre sa pleine capacité de production avant le milieu du mois.

Ces remarques du ministre s'inscrivent dans un contexte d'inquiétudes quant à un possible pic de la demande d'électricité dans les mois à venir, qui pourrait mettre de nouveau à l'épreuve la capacité de production d'électricité du pays.

La Corée du Sud avait subi des coupures générales d’électricité en septembre 2011 en raison de températures anormalement élevées qui avaient propulsé la consommation vers «des niveaux dangereux», pour reprendre les termes du gouvernement.

  
Les préoccupations restent cependant fortes au sujet autour du vieux reacteur construit en 1977, pour une durée d'exploitation initialement fixée à 30 ans. Gori-1 aurait dû arrêter de fonctionner en 2007 mais sa durée d'exploitation a été prolongée de 10 ans supplémentaires grâce à plusieurs innovations technologiques.

   catherine@yna.co.kr
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