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2012/06/29 09:40 KST
Téhéran reverra ses liens avec Séoul en cas de suspension des importations pétrolières


DUBAI, 28 juin (Yonhap) -- Le ministre du Pétrole iranien Rostam Ghassemi a averti ce jeudi que l’Iran reverrait ses liens avec la Corée du Sud si celle-ci arrête ses importations de pétrole iranien, selon l’agence de presse iranienne Irna.

  
«Si la Corée du Sud arrête complètement ses importations de pétrole iranien, les relations avec la Corée du Sud seront réexaminées», a déclaré le ministre iranien.

  
Le gouvernement sud-coréen a annoncé le 25 juin son plan de suspendre ses importations de brut iranien à partir du 1er juillet suite aux sanctions financières de l’Union européenne interdisant d’assurer et de réassurer les sociétés maritimes transportant du pétrole iranien dans le cadre de son embargo pétrolier contre Téhéran. La Corée du Sud est le premier pays d’Asie à avoir pris une telle décision.

  
Suite à l’embargo pétrolier européen, le transport de brut iranien par voie maritime est devenu presque impossible, la plupart des navires transportant du pétrole étant assurés ou réassurés par des entreprises de l’Union européenne (UE).

  
La Corée du Sud, le quatrième plus gros client de brut iranien au monde, a précisé que le gouvernement n’avait pas l’intention de prendre des mesures garantissant la responsabilité en cas d’accident des tankers sud-coréens transportant du brut iranien. Le gouvernement de Séoul a ajouté qu’il s’est déjà assuré une quantité suffisante de brut permettant de remplacer le pétrole iranien auprès de l’Irak, du Koweït, du Qatar et des Emirats arabes unis (EAU).

  
Les exportations sud-coréennes vers l'Iran ont continué de s'accroître ces dernières années en passant de 4 milliards de dollars en 2009 à 6 milliards de dollars en 2011.

  
lsr@yna.co.kr
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