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2012/06/14 19:50 KST
Les procureurs ciblent des entreprises liées à un député soupçonné de tendances pro-Pyongyang


SUNCHEON, Corée du Sud, 14 juin (Yonhap) -- Les procureurs ont fait aujourd’hui une descente dans deux sociétés liées au député du Parti du progrès unifié (UPP), Lee Seok-gi, soupçonné de tendances pro-Nord et ont saisi des documents et disques durs d'ordinateurs comme éléments de preuve dans une affaire de corruption présumée.

Une douzaine d’enquêteurs a ainsi perquisitionné les bureaux séouliens de CN Communications et de l’Institut de tendance sociale, a indiqué le Parquet de Suncheon, province du Jeolla du Sud, situé à 415 kilomètres au sud de la capitale.

  
CN Communications est une société de relations publiques fondée qui a autrefois été dirigée par Lee, tandis que l’Institut de tendance sociale est une société de sondage, fondée par le député de gauche qui continue à en assurer la présidence.

Cette descente a été effectuée dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption passive de la part de Chang Man-chae, chef des services d'éducation de la province du Jeolla du Sud, selon le Parquet. Chang aurait déclaré avoir reçu des centaines de millions de wons (centaines de milliers d’euros) en excès par rapport à ses dépenses réelles durant sa campagne électorale, au moyen de fausses factures établies par CN Communications.

On sait que CN Communications a fait campagne pour le compte de plusieurs candidats libéraux à la députation lors des élections législatives d’avril dernier.

Lee a subi des pressions durant des semaines pour qu'il démissionne de l’UPP suite aux irrégularités supposées lors des élections primaires du parti pour la désignation des candidats à la représentation proportionnelle lors des législatives d'avril. C'est également l'un des deux parlementaires de UPP accusés de sympathie pour la Corée du Nord et le «juche», philosophie politique de l’autosuffisance.

   catherine@yna.co.kr
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