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2012/06/13 22:27 KST
Surveillance illégale de civils : l'enquête du Parquet déçoit


SEOUL, 13 juin (Yonhap) -- Les procureurs ont engagé aujourd’hui des poursuites supplémentaires contre l'ancien vice-ministre de l’Economie de la connaissance Park Young-joon, autrefois considéré comme le bras droit du président Lee, à l'issue de la nouvelle enquête concernant les soupçons de surveillance illégale de citoyens ayant critiqué le gouvernement.

  
Park, qui avait déjà été arrêté pour une affaire de corruption distincte, vient à nouveau d'être mis en accusation pour avoir commandité l’espionnage illégal de fonctionnaires municipaux de la ville d'Ulsan dans le cadre d’un projet de complexe industriel, alors qu'il était conseiller du président en 2008.

  
Quatre autres personnes ont également été inculpées pour leur participation présumée dans des opérations de surveillance illégale, mais la nouvelle enquête de trois mois ne s'est pas avérée concluante car elle n'a pas permis de lever tous les soupçons sur l'éventuelle implication de responsables plus haut placés.

  
Les procureurs avaient lancé une nouvelle enquête en mars dernier lorsque l'un des fonctionnaires mis en cause avait prétendu que la Maison Bleue avait tenté de couvrir les opérations illégales. Les procureurs ont cependant déclaré aujourd’hui avoir conclu qu'il était «difficile d’admettre» que le bureau présidentiel puisse avoir été impliqué.

  
Lors de l'enquête initiale, sept fonctionnaires avaient été inculpés pour avoir prétendument espionné un homme d'affaires ayant mis un clip vidéo en ligne critiquant le gouvernement de Lee. Trois d'entre eux ont été inculpés aujourd’hui avec de nouvelles charges, en plus de Park et d’un nouveau suspect.

  
L'enquête avait notamment pour objectif de déterminer l’origine des 50 millions de wons (33.300 euros) qui avaient été remis à l’informateur sous forme de liasse de billets flambant neufs. Ce sont ces liasses de billets, rarement utilisées, qui avaient éveillé les soupçons sur une tentative du gouvernement de faire taire le fonctionnaire.

  
Les procureurs ont déclaré aujourd’hui qu'ils avaient réussi à trouver l’origine de cet argent.

  
Le scandale porte principalement sur les agissements d'une équipe anti-corruption relevant du cabinet du Premier ministre qui aurait recueilli imprudemment des informations non seulement sur des fonctionnaires, mais aussi sur des particuliers critiquant le gouvernement, dont des dirigeants syndicaux et des journalistes appartenant à des médias jugés hostiles.

  
L'opinion publique a été choquée par la révélation de la liste des personnes surveillées, comprenant au moins 30 personnalités connues, dont l'ancien président de la Cour suprême Lee Yong-hun, le PDG de Samsung Electronics Lee Kun-hee et le maire de Séoul Park Won-soon, selon le Parquet. Plusieurs dirigeants politiques et religieux avaient également fait l'objet de surveillance, a-t-il ajouté.

  
Les partis d'opposition ont qualifié cette affaire de version coréenne du «scandale du Watergate» américain.

  
La Maison Bleue a déclaré plus tard dans la journée qu'il était «regrettable» que d'anciens fonctionnaires du bureau présidentiel aient été impliqués dans ce scandale et qu’elle ferait des efforts exceptionnels pour empêcher que des cas similaires de se reproduire.

   catherine@yna.co.kr
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