> National
2010/03/17 18:16 KST
Le président lee s’engage à 100 % pour la réforme de l’éducation


Séoul, 17 mars (Yonhap) – Le président Lee Myung-bak a déclaré mercredi que le futur de la Corée du Sud passait par la réforme de son système éducatif, alors qu’il présidait la première réunion mensuelle des hautes autorités de l’éducation du pays mise en place pour étudier les possibilités permettant d’améliorer les écoles publiques.

  
Lee a rendu hommage au système éducatif pour avoir contribué à la rapide croissance économique de la Corée du Sud en fournissant des ressources talentueuses, mais a souligné qu’il était temps de réformer le système pour le rendre plus adapté à l’environnement du XXIème siècle.

  

« Je m’inquiète pour le futur de la Corée du Sud si aucune réforme de l’éducation n’est effectuée », a indiqué Lee à l’ouverture de l’inauguration de cette réunion mensuelle.

  
Cette réunion très médiatisée, similaire à la réunion hebdomadaire d’urgence sur la politique économique que dirige le président, a pour but de discuter des moyens d’améliorer les écoles publiques et de réduire les dépenses excessives des foyers dans l’éducation privée, dans un pays où les parents sont connus pour être obsédés par l’éducation de leurs enfants.

  
Cependant, Lee a dit que le monde avait considérablement changé au XXIème siècle. « Nous devrions poursuivre une politique éducative adéquate au nouvel environnement », a-t-il dit, faisant la liste des problèmes représentant un frein au système éducatif du pays.

  
Les Sud-Coréens ont dépensé 21 600 milliards de wons (près de 13,9 milliards d'euros) pour l’éducation privée pour la seule année 2009, d’après des sources du gouvernement. Le zèle de l’éducation a laissé un nombre croissant de pères vivant seuls pendant des années en Corée du Sud, envoyant leur femme et enfants étudier à l’étranger, principalement dans des pays anglophones. Les médias les ont appelés les « papas oies ».

  
Le pays a également été récemment choqué par une série de rapports sur des rites de passage de fin d'études ayant cours au collège et au lycée, des cérémonies au cours desquelles certains élèves sont déshabillés et doivent se promener nus dans les rues de la ville, ainsi que des affaires de corruption impliquant des responsables de haut niveau en charge de bureaux de l’éducation locaux.

  
Le président a partiellement attribué ces problèmes à l’absence d’une politique de l’éducation sur le long terme. « Les politiques éducatives, à la différence des autres politiques sociales, ne peuvent qu’échouer si elles changent avec chaque gouvernement », a-t-il déclaré, « il est important de mettre en place une politique ferme qui ne changera pas avec les prochaines personnes au pouvoir ».

  
Les conseillers du président ont précisé que cette réunion mensuelle sur l’éducation reflétait la résolution du président de procéder à la réforme du secteur de l’éducation dans la troisième année de son mandat, avant l’échéance des cinq ans.

  
Ils ont ajouté que cette session aurait lieu le mercredi, chaque troisième semaine du mois pendant un an, principalement dans des écoles ou d’autres installations liées à l’éducation.

  
bruno@yna.co.kr
(FIN)