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2010/02/20 08:00 KST
(Interview Yonhap) Le Canada mettra l'accent sur la cohérence et la coopération lors des G20



Séoul, 20 fév. (Yonhap) – Les pays hôtes des sommets du G20 cette année devront maintenir la cohérence et la coopération pour rendre les sommets efficaces afin de rétablir la santé de l’économie mondiale, le chef de la diplomatie canadienne à Séoul a déclaré dans une récente interview.

  
Le Canada accueillera le sommet du G20 en juin, cinq mois avant la Corée du Sud.

  
« L’objectif du G20 a été clairement défini par les sommets précédents. Il cherchera à rétablir la santé de l’économie mondiale à travers une coopération étroite (entre la Corée et le Canada) car nous organisons tous les deux des sommets dans la même année », Ted Lipman a affirmé lors d’une interview avec l’Agence de presse Yonhap.

  
« Nous voulons une certaine cohérence, qui va permettre des accomplissements, et les décisions prises lors des sommets précédents seront poursuivies et appliquées. »

La Corée du Sud va accueillir le sommet qui rassemblera 20 économies développées et émergentes en novembre dans un contexte où l’économie mondiale sort progressivement de la crise financière qui a frappé Wall Street et qui s’est propagée à travers le monde entier en automne 2008.

  
Séoul coprésidera avec le Canada le forum mondial sur la coopération économique.

  
« A l’heure actuelle, nous pensons que le G20 doit se focaliser sur sa mission. Les questions financières et économiques devront être abordées, compte tenu de l’ampleur des défis dans ces domaines et du plan de travail déjà important du G20. »

L’ambassadeur du Canada en Corée du Sud a reconnu le fait que des discussions étaient en cours sur la représentation adéquate de l’économie mondiale par les 20 pays les plus développés qui représentent actuellement environ 85 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.

  
Il a mis en garde contre la possibilité que le sommet ne se chevauche pas avec d'autres instances déjà existantes pour maintenir son « efficacité » dans la résolution des questions économiques et financières.

  
« Il est difficile de satisfaire tout le monde », a dit Lipman. « Nous reconnaissons que la structure de la gouvernance mondiale est en cours d’évolution et que, pour relever les défis mondiaux, nous devons être inclusifs dans notre approche et dans nos solutions. »

Concernant le statut du pays au sein de la communauté internationale, l’ambassadeur a expliqué que l’organisation du forum des dirigeants mondiaux est comme les Jeux olympiques. Il a appelé les JO de Séoul de 1988 une « coming-out party », donnant au monde entier un premier aperçu du parcours de la Corée du Sud depuis la fin de la Guerre de Corée (1950-53).

  
« Aujourd’hui, 22 ans plus tard, un sommet du G20 en novembre 2010 marquera officiellement le statut de la Corée en tant que véritable puissance économique régionale et mondiale », a déclaré Lipman. « La décision de Séoul d'accueillir un sommet du G20 est elle-même une bonne indication, prouvant que le monde voit la Corée du Sud capable d’assumer un rôle de leader dans le traitement des questions économiques et financières, auxquelles nous sommes tous confrontés. »

Comme le Canada et la Corée du Sud coprésident les sommets de cette année, Lipman a déclaré que les deux pays avaient besoin d'être fidèles à leurs principaux objectifs pour traiter efficacement les questions économiques mondiales.

  
« Je pense qu'il est juste de dire que le G20 n’est pas sur la Corée du Sud, ce n'est pas sur le Canada, mais il s'agit d'un tableau beaucoup plus grand, macroéconomie mondiale », a-t-il ajouté.

  
Bien que l'économie mondiale montre des signes de reprise lents mais évidents, Lipman note que le passage de la crise à la reprise pourrait nécessiter plus que la réponse initiale de la communauté internationale à la crise, avec l'impact de la crise variant selon les pays et régions.

  
« Beaucoup de choses vont dépendre du contexte macroéconomique, que nous ne pouvons prédire à l’heure actuelle », Lipman a affirmé, notant que les membres du G20 devront continuer à mettre en œuvre des mesures de relance, en équilibrant soigneusement avec ce qu'on appelle les « stratégies de sortie. »

« Un retrait prématuré risque d’entraîner une récession à double creux et un chômage plus élevé », a-t-il ajouté.

  
« Avec la relance de la demande privée, il sera important de faire la transition vers des politiques budgétaires durables », dit-il. « Je pense donc que c’est l’une des questions clés sur lesquelles se pencheront les dirigeants lors des sommets à venir. »

lsr@yna.co.kr
(FIN)