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2010/02/20 08:00 KST
(Interview Yonhap) Le représentant saoudien attend des plans concrets après le sommet du G20



Séoul, 20 fév. (Yonhap) – Le groupe des 20 pays participant au sommet de novembre devrait discuter des moyens de mettre un terme à la récession mondiale, mais plus important encore devrait préparer un plan destiné à appliquer les accords sur lesquels ils se seront entendus et promouvoir une croissance durable et équilibrée après la crise, a déclaré le représentant de l’Arabie saoudite.

  
« Tout le monde part du principe que les pays du G20 feront tout leur possible pour que le sommet soit un autre succès dans la lutte contre la récession mondiale », a dit Saleh Alfaiz, chargé d'affaires ad interim à l’ambassade de l’Arabie Saoudite à Séoul au cours d’une interview accordée à l’agence de presse Yonhap.

  
« Je pense qu’il est plus urgent de s’assurer que les accords sur lesquels s’entendront les leaders soient mis en pratique afin de sortir l’économie mondiale de la crise et de trouver les moyens permettant de mettre en place des mesures concrètes pour une croissance forte, durable et équilibrée après la crise ».

  
Alfaiz a insisté sur le fait que le prochain sommet devra gérer la transition de l’économie mondiale vers une croissance plus équilibrée, et essayer de trouver le moyen de permettre aux pays en voie de développement de développer leur économie.

  
Le sommet du G20 qui doit avoir lieu en Corée du Sud rassemblera les dirigeants des principaux pays industrialisés et des principales économies émergentes, représentant 85 % du PIB mondial. Le groupe a pris la tête des efforts menés pour surmonter la crise financière et est perçu de plus en plus comme le successeur du forum du G8, auquel participaient uniquement les pays développés.

  
Séoul « doit travailler avec les économies du G20 pour gérer la transition vers un modèle de croissance mondiale plus équilibré », a souligné le chargé d’affaires.

  
La réunion devrait « s’attacher à répondre aux besoins des nations pauvres ou en voie de développement pour développer leur économie », comme avait récemment fait remarquer le président sud-coréen Lee Myung-bak, a-t-il indiqué. Lee, au cours de son discours donné au forum de Davos le mois dernier, avait insisté sur l’importance de s’attaquer au problème du déséquilibre de l’économie mondiale.

  
« Faire un geste en direction des pays qui ne sont pas membres du G20 renforcera la légitimité et la représentativité de cette réunion comme un « forum de première importance » pour la coopération économique internationale », a-t-il ajouté. Le monde « doit travailler main dans la main dans un esprit d’unité pour s’attaquer aux problèmes concernant l’épuisement des ressources énergétiques, la crise de la pénurie alimentaire dans le tiers-monde, le changement climatique, la faim, la pauvreté et le développement durable.

  
La réforme du système financier international est également une priorité pour le sommet de novembre, a rappelé Alfaiz.

  
« L’accélération de la réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale… le renfort de la surveillance de la finance internationale et l’établissement d’un système de surveillance précoce sont tous des éléments importants », a-t-il déclaré.

  
L’organisation du sommet par Séoul contribuera à lui donner un meilleur statut auprès de la communauté internationale, a-t-il ajouté.

  
« La Corée du Sud peut se mettre en avant comme un modèle, à la fois pour avoir surmonté la crise financière asiatique de 1997-1998 et la crise mondiale de 2009 », a insisté le chargé d’affaires. « Sur la base de son expérience, le gouvernement coréen peut introduire le « standard coréen » pour aider d’autres pays à éviter de tels problèmes pouvant survenir à l’avenir, ou à mieux les gérer ».

  
bruno@yna.co.kr
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