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(Interview Yonhap) La Corée du Sud devrait jouer un rôle « équilibré » lors du G20 pour parvenir à un résultat gagnant-gagnant
Séoul, 20 fév. (Yonhap) – La Corée du Sud devra jouer un rôle « impartial et équilibré » lorsqu’elle prendra la présidence du sommet du G20 plus tard cette année, afin de parvenir à un résultat gagnant-gagnant pour la période de l’après-crise, a déclaré le représentant du Brésil à Séoul.
Les dirigeants des principales économies mondiales devraient travailler main dans la main durant leur rencontre de novembre à Séoul pour trouver le moyen d’éviter de répéter les erreurs à l’origine des turbulences financières internationales, en laissant de côté leurs propres intérêts pour le bien d’une prospérité mondiale élargie, a indiqué Edmundo Fujita, l’ambassadeur du Brésil à Séoul, lors d’une récente interview accordée à l’agence de presse Yonhap.
« Il est parfois possible d’être trop ambitieux et d’avoir la folie des grandeurs. La Corée a une tâche particulièrement ardue consistant à proposer un processus positif pour la période de l’après-crise. Elle devrait s’attacher à coordonner prudemment et de manière approfondie les actions de toutes les parties, afin de à parvenir à un résultat gagnant-gagnant », a souligné l’ambassadeur, en poste à Séoul depuis avril 2009.
La première édition du sommet du G20, à l’origine une extension de rencontres entre les ministres des Finances des pays respectifs établie pour la première fois en 1999, a eu lieu à la fin 2008 lorsque l’économie mondiale avait été plongée dans le chaos suite à l’effondrement de la banque d’investissement américaine Lehman Brothers.
Il a depuis eu lieu à trois reprises depuis sa création, avec des rencontres additionnelles prévues au Canada et en Corée respectivement en juin et novembre. La Corée du Sud co-présidera la rencontre de juin et sera le pays hôte de l’événement de novembre qu’elle présidera.
« Le sommet du Canada tentera de mettre au point un processus permettant de surmonter, de manière progressive, la crise économique mondiale, qui semble s’apaiser dans certaines régions », a fait remarquer Fujita.
« Le sommet coréen devrait offrir un ordre du jour orienté vers l’avenir, afin de préparer une nouvelle architecture internationale, avec la mise en avant de propositions permettant d’éviter les erreurs et les excès de la période précédente », a-t-il ajouté.
Le haut représentant brésilien souligne que le G20 a été établi à une « période particulièrement critique », après que le groupe des pays riches du G8 ont échoué à jouer leur rôle traditionnel qui consistait à résoudre les problèmes auxquels était confrontée la communauté internationale.
« Cette fois-ci, ils ne faisaient pas partie de la solution, mais du problème lui-même. Par conséquent, il leur a fallu rechercher la coopération des économies émergentes dans le but de trouver une solution avec une plus large perspective », a-t-il indiqué.
Mais il ne manque pas d’ajouter que le G20 ne devrait pas essayer de traiter de domaines se trouvant hors de son contrôle, étant donné son statut d’organe consultatif et de coordination, mettant en garde contre l’émergence d’un nouveau « Directoire mondial ».
« Nous ne devrions pas nous attendre à devenir un nouveau Directoire mondial, qui s’occupe de tout. La paix et la sécurité internationales sont du ressort des Nations unies ; le commerce mondial, celui de l’Organisation mondiale du commerce », a rappelé l’ambassadeur.
« Le G20 est un groupe de consultation et de coordination au sein de ses propres membres, qui a la capacité d’influencer de manière positive les problèmes internationaux, mais ce n’est pas une organisation international officielle dotée de pouvoirs que lui aurait confiés la communauté internationale à travers un traité formel. Nous devrions rester modestes en ce qui concerne nos capacités et limites », a-t-il pris soin de souligner.
Fujita mentionne la nécessité d’avoir une « démocratie équilibrée et efficace » pour parvenir à un équilibre adéquat.
« Rechercher un consensus auprès plus de 200 pays et entités internationales n’est pas chose facile. Rechercher l’efficacité avec seulement un ou deux pays est peut-être facile, mais ce n’est pas démocratique », ajoute-t-il. « Si chacun des acteurs peut contribuer en fonction des ses désirs sincères et de ses capacités, en laissant de côté ses velléités d’améliorer son statut ou de servir ses propres intérêts, alors l’humanité en retirera de grands bénéfices ».
Dans ce processus, le rôle de la Corée du Sud doit consister à essayer de trouver un équilibre entre tous les pays, indique l’ambassadeur. « Le défi le plus dur à relever est tout simplement de parvenir à assumer une présidence vraiment impartiale et équilibrée », conclut-il.
bruno@yna.co.kr (FIN)
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