2017/11/03 10:21 KST

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(Interview Yonhap) Le chef de l’Otan exhorte Pyongyang à abandonner son programme nucléaire et à négocier

SEOUL, 03 nov. (Yonhap) -- Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), Jens Stoltenberg, a enjoint hier à Pyongyang d’abandonner ses programmes nucléaire et balistique, estimant qu’ils sont une menace non seulement pour la région mais aussi pour les villes du monde entier.

Stoltenberg a souligné l'importance des sanctions parmi l'éventail d'options possibles afin d’inciter le Nord à changer de comportement, en affirmant que tout conflit militaire serait une «catastrophe».

«Mon message à la Corée du Nord est qu'elle doit abandonner ses programmes nucléaire et balistique, s'abstenir d’effectuer de nouveaux tests et s'assurer de dénucléariser la péninsule coréenne», a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à l'agence de presse Yonhap.

«Pour y parvenir, nous avons besoin d’exercer une pression. Nous avons besoin d’une pression politique, diplomatique et, en particulier, d’une pression économique sur la Corée du Nord.»

Le chef de l'Otan a estimé que le but des sanctions et des pressions devrait être d’amener le Nord à accepter des négociations «réelles» et «constructives». Il a ainsi exprimé son soutien à la double approche du gouvernement de Moon Jae-in à l’égard de Pyongyang.

«Selon moi, il n'y a pas de contradiction entre la pression et le dialogue. En fait, le but de la pression est de permettre le changement et le dialogue», a-t-il précisé. «Ce n'est donc pas la pression ou le dialogue. C'est la pression et le dialogue, pour pouvoir obtenir un changement dans leur comportement.»

Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), Jens Stoltenberg, donne une conférence de presse à l'Institut Asan pour les études politiques à Séoul, le 2 novembre 2017.
Jens Stoltenberg

Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), Jens Stoltenberg, donne une conférence de presse à l'Institut Asan pour les études politiques à Séoul, le 2 novembre 2017.

Stoltenberg est arrivé à Séoul hier pour discuter des moyens de renforcer la coopération bilatérale entre l'Otan et la Corée du Sud et de leurs efforts communs pour tempérer la Corée du Nord. Sa visite marque le deuxième voyage en Corée du Sud d'un secrétaire général de l'alliance militaire réunissant l’Amérique du Nord et des pays européens.

«Ce n'est pas le moyen le plus simple mais, si nous comparons cela à l'alternative de ne rien faire ou de s'engager dans des opérations militaires, je pense que la pression (politique, diplomatique et économique) est la meilleure voie à suivre.»

Il a félicité la Chine et la Russie pour leur récent soutien au renforcement des sanctions contre le Nord, y compris les restrictions sur les importations de pétrole du royaume ermite, mais a toutefois souligné la nécessité pour elles de faire plus, en évoquant leur responsabilité «particulière».

«Je crois fermement que Pékin et Moscou ont un rôle ou une responsabilité particulière parce que la Chine et la Russie sont des membres permanents du Conseil de sécurité (de l’ONU)», a-t-il déclaré.

«De plus, la Chine et la Russie sont des pays voisins (du Nord), ce qui signifie qu'elles ont un rôle particulier à jouer dans la mise en œuvre des sanctions. [...] C'est un domaine où nous avons besoin de leur soutien afin que les sanctions soient mises en œuvre», a ajouté le secrétaire général de l’Otan.

lp@yna.co.kr

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