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2016/11/09 11:26 KST

(Interview Yonhap) L'ambassadeur japonais appelle à une coopération plus forte sur le sujet nucléaire nord-coréen

L'ambassadeur japonais en Corée du Sud, Yasumasa Nagamine, accorde une interview à l'agence de presse Yonhap
L'ambassadeur japonais en Corée du Sud, Yasumasa Nagamine, accorde une interview à l'agence de presse Yonhap

SEOUL, 09 nov. (Yonhap) -- L'ambassadeur japonais en Corée du Sud, Yasumasa Nagamine, a appelé à une coopération plus forte entre les deux pays voisins pour traiter la poursuite d'armes nucléaires de la Corée du Nord et réaliser leur objectif commun de dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Dans une interview accordée à l'agence de presse Yonhap le lundi 7 novembre, l'ambassadeur japonais a exprimé son souhait de voir une progression des liens orientés vers le futur entre les deux côtés à travers un sommet qui pourrait se dérouler avant la fin de cette année.

«Le Japon et la Corée du Sud doivent continuer la coopération avec les Etats-Unis avec lesquels ils ont chacun une alliance étroite et ils ne toléreront pas le développement nucléaire et les tirs balistiques du Nord, en faisant pression (sur Pyongyang) pour qu'il suive la bonne voie», a-t-il dit.

En exprimant son inquiétude sur l’entrée dans une nouvelle étape des programmes nucléaire et balistique du Nord, l'ambassadeur, qui est entré en fonction en août, a réaffirmé que Séoul et Tokyo partagent le même objectif de dénucléarisation de la péninsule coréenne et leur coopération est importante.

Le Japon est l'un des principaux alliés de la Corée du Sud, qui cherche à punir sévèrement le Nord suite à ses provocations répétées. Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) travaille sur une nouvelle résolution pour sanctionner le Nord pour son dernier essai nucléaire de septembre.

Interrogé sur le fait de savoir si le scandale politique impliquant Choi Soon-sil, la confidente de longue date de la présidente Park Geun-hye, pourrait affecter ou non les préparations en cours pour un sommet entre les leaders de la Corée du Sud, du Japon et de la Chine cette année, l'ambassadeur a rejeté les inquiétudes et exprimé à la place son souhait de voir la première visite de Park au Japon avant la fin de l'année.

«Il peut y avoir diverses circonstances dans chaque pays, mais je ne pense pas que ces choses auront un impact sur les efforts pour tenir le sommet», a-t-il dit. «Si la première visite de Park au Japon depuis son entrée en fonction se réalise au moment du sommet trilatéral, elle sera une bonne occasion pour faire avancer les liens Japon-Corée du Sud vers le futur», a-t-il ajouté.

L'ambassadeur a exprimé son soutien à l'accord parvenu à la fin de 2015 entre la Corée du Sud et le Japon pour résoudre le sujet de l'esclavage sexuel, en le qualifiant d’«historique» et en demandant plus d'efforts pour une application fidèle.

Les deux pays ont signé l’accord en décembre 2015 pour mettre fin au conflit diplomatique sur la mobilisation forcée par le Japon de femmes coréennes dans des bordels de l’armée impériale japonaise durant la Deuxième Guerre mondiale.

En vertu de l'accord, le Japon a envoyé 1 milliard de yen (9,9 millions de dollars) à une fondation sud-coréenne dédiée au soutien des anciennes esclaves sexuelles, appelées par euphémisme, «femmes de réconfort», mais un groupe de victimes survivantes et des groupes civiques continuent à résister face à cet accord en disant qu'il a été conclu contre leur gré.

«Le sujet lié à l'esclavage sexuel a été un défi pour les relations diplomatiques entre le Japon et la Corée du Sud pendant des années. Et c'est un accord qui a mis un terme à cette affaire au niveau gouvernemental. Je pense qu’il a une signification historique», a indiqué Nagamine. «Donc, ce que nous devons faire maintenant, c’est s’assurer de mettre en œuvre l'accord.»

rainmaker0220@yna.co.kr

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