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(Interview Yonhap) Conseiller de Mitt Romney : «Les pourparlers à six ne sont plus possibles»
WASHINGTON, jan. 12 (Yonhap) -- Mitchell Reiss, le conseiller diplomatique de Mitt Romney, candidat aux primaires républicaines de l’élection présidentielle américaine, n’a pas hésité à exprimer son scepticisme sur le programme nucléaire nord-coréen : «Je pense que la course est finie. […] Je suis plutôt secptique.»
Le diplomate de carrière a négocié avec la Corée du Nord dans les années 1990 pour la construction d’une centrale nucléaire à eau légère après l’accord de Genève entre Pyongyang et Washington en 1994 pour l’arrêt du programme nucléaire de la Corée du Nord. Au début des années 2000, il a été conseiller du secrétaire d’Etat Colin Powell et a été émissaire spécial des Etats-Unis pour le conflit en Irlande du Nord.
A propos des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, il a été catégorique dans une interview accordée à Yonhap en disant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un format formel pour les pourparlers à six car Pyongyang et Washington ont toujours maintenu d’autres canaux de communication, par le biais notamment de la mission permanente de la Corée du Nord auprès des Nations unies.
D’après lui, les pourparlers à six ont été pour la Corée du Nord un instrument de tromperies. Malgré sa position négative sur les négociations multilatérales, il souligne tout de même l’importance du dialogue avec la Corée du Nord : «Mais je veux rester ouvert en cas de changement de leurs politiques et de leur esprit», en ajoutant que, s’il n’y a pas de changement radical du côté de Pyongyang, il ne voit pas ce que la conversation avec eux pourrait contenir.
Il prône pour la «politique de la carotte et du bâton», ce malgré le dysfonctionnement de tous les moyens appliqués avec la Corée du Nord. Il a présenté ses doutes sur la possibilité du maintien du nouveau leadership nord-coréen pendant plusieurs décennies comme cela a été le cas avec son prédécesseur : «Les choses ont changé. Il (le nouveau leader) est en train de négocier avec le monde mais c’est différent», en notant que l’ère où les Etats-Unis et la Corée du Sud s’engagent activement à offrir des aides économiques au Nord pour que celui-ci s’ouvre est terminée.
«Le monde est devenu un lieu beaucoup plus dangereux et hostile même s’ils ont acquis des armes atomiques et des missiles balistiques. La Corée du Nord se trouve du mauvais côté de l’histoire», a-t-il dit. Reiss et Romney ont effectué un voyage en Corée du Sud en 2005, au cours duquel Romney a été très impressionné par la puissance numérique du pays du Matin-Calme.
jhoh@yna.co.kr (FIN)
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