2018/10/10 15:34 KST

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(LEAD) Séoul poursuivra sa médiation entre Pyongyang et Washington, selon Kang Kyung-wha

SEOUL, 10 oct. (Yonhap) -- Le gouvernement de la Corée du Sud est en train d'examiner la question de lever éventuellement une série de ses sanctions contre la Corée du Nord, a fait savoir ce mercredi la ministre des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha.

«Un examen (de cette question) est en cours» en consultation avec d'autres autorités concernées, a dit Kang aux députés lors de l'audit parlementaire annuel sur les affaires de son ministère.

Kang répondait à la question de savoir si le gouvernement est disposé à lever des sanctions, appelées mesures du 24-mai, que le Sud a mises en place en 2010 en réponse au naufrage du bâtiment de guerre sud-coréen Cheonan attribué au Nord.

L'administration de l'ex-président Lee Myung-bak a imposé une série de sanctions pour interdire presque toutes les relations intercoréennes à l'exception des aides humanitaires.

Malgré certains échanges intercoréens cette année, les éléments essentiels des sanctions tels que l'interdiction du commerce et des investissements restent encore valables, en plus des sanctions menés par les Nations unies contre Pyongyang pour ses programmes nucléaire et balistique.

Kang a indiqué que le gouvernement était en train d'envisager de lever en grande partie les mesures du 24-mai dans le cadre des efforts pour améliorer les relations Séoul-Pyongyang.

«C'est un ordre exécutif important. (Nous) l'avons constamment examiné», a noté la ministre. «Etant donné qu'il y a beaucoup de sanctions (bilatérales) qui se chevauchent avec celles des Nations unies (ONU), cela ne signifie pas nécessairement une levée considérable (des sanctions contre le Nord)», a affirmé Kang.

A la question des charges financières pour le maintien des troupes américaines en Corée du Sud, la ministre a réaffirmé que le gouvernement s'efforcerait de trouver une «somme appropriée».

Le député Chung Jin-seok du principal parti d'opposition, Parti Liberté Corée (PLC), a dit que les Etats-Unis ont fait pression sur le gouvernement pour augmenter la part de ce dernier jusqu'à près de 1.500 milliards de wons (1,3 milliard de dollars) par an, par rapport aux 960 milliards de wons actuels

La demande d'augmentation vise à couvrir les coûts liés au déploiement régulier ou d'urgence d'«actifs stratégiques» sur la péninsule coréenne, a dit le député, en se référant aux systèmes américains d'armement, tels que les porte-avions, bombardiers et sous-marins nucléaires.

«Nous avons fermement fait part de notre position» aux Etats-Unis lors des réunions sur le partage des coûts de la défense, a ajouté Kang.

La ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha prend la parole le mercredi 10 octobre 2018 à son ministère à Séoul lors d'un audit parlementaire.
La ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha prend la parole le mercredi 10 octobre 2018 à son ministère à Séoul lors d'un audit parlementaire.

Beaucoup s'accordent à dire que le président Moon Jae-in a joué un rôle de médiateur entre le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, et le président américain Donald Trump.

Les deux parties sont en consultation sur la date et le lieu d'un deuxième sommet. Trump a indiqué qu'il se tiendrait probablement après les élections de mi-mandat du 6 novembre, plusieurs sites candidats étant envisagés.

Kang a précisé que des négociations de niveau opérationnel sur les détails connexes sont imminentes, comme convenu lors de la dernière visite du secrétaire d'Etat Mike Pompeo à Pyongyang.

Lors de son voyage le week-end dernier dans la capitale nord-coréenne, Pompeo a eu des discussions approfondies sur les étapes de la dénucléarisation du Nord et les mesures réciproques qui seront prises par les Etats-Unis, a déclaré la ministre sans donner davantage de précisions.

lp@yna.co.kr

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