2018/01/11 18:20 KST

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L'esclavage sexuel n'aurait pas dû faire l'objet de négociations politiques, selon l'ancien chef du groupe de travail

SEOUL, 11 jan. (Yonhap) -- Le différend entre la Corée du Sud et le Japon autour de l'esclavage sexuel des femmes coréennes pratiqué en temps de guerre par le Japon est une question d'ordre humanitaire qui n'aurait pas dû faire l'objet de de négociations politiques, a estimé ce jeudi Oh Tai-kyu, l'ancien directeur du groupe de travail chargé de l'examen de l'accord sur la question signé en 2015.

Le groupe de travail du ministère des Affaires étrangères a estimé il y a deux semaines que l'accord de 2015 a été conclu de manière opaque par la précédente administration Park Geun-hye.

Le gouvernement a qualifié l'accord de «défectueux» sans toutefois rechercher à le renégocier. Séoul n'utilisera pas le milliard de yens (8,9 millions de dollars) versés par le Japon à la fondation d'aide aux victimes, déclarant la question des «femmes de réconfort» irrésolue.

La Corée du Sud aurait pu éviter cette dernière dispute diplomatique avec le Japon si elle n'avait pas soumis le problème à des négociations, a déclaré Oh au cours d'un forum organisé par la Korea Press Foundation. «Se demander si un problème historique et touchant aux droits humains universels, tel que celui des femmes de réconfort, peut être réglé par des négociations aurait permis d'éviter (la situation actuelle)», a pensé l'ancien journaliste. «Les historiens se demandent comment une question comme celle-ci peut être soumises à des négociations diplomatiques et des concessions politiques. Si (le précédent gouvernement) avait réfléchi à la question, il se peut qu'il n'aurait pas choisi de négocier dès le départ.»

Pour l'administration actuelle, discréditer l'accord sans le révoquer est probablement la seule option raisonnable, a estimé Oh, vu les difficultés qu'entraînerait l'annulation d'un accord diplomatique signé avec un pays étranger.

Oh Tai-kyu.
Oh Tai-kyu.

mathieu@yna.co.kr

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