2017/12/28 18:14 KST

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Séoul élaborera des mesures de suivi «dès que possible» sur la question des «femmes de réconfort»

SEOUL, 28 déc. (Yonhap) -- Le gouvernement élaborera «dès que possible» des mesures de suivi sur l'accord bilatéral signé avec le Japon, destiné à résoudre le différend autour de la question de l'esclavage sexuel pratiqué par l'armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, a indiqué ce jeudi le ministère des Affaires étrangères.

Un groupe de travail du ministère a annoncé hier le résultat de son enquête de cinq mois sur l'accord, selon lequel une partie de ce dernier n'a pas été communiquée au public. Le président Moon Jae-in a ce jeudi déclaré que les contenu et processus de l'accord comportent des «défauts importants» et qu'il ne peut résoudre la question, demandant à ce que soient prises des mesures de suivi.

«(Le gouvernement) va préparer des mesures de suivi pratiques et sincères dès que possible sur le principe d'une résolution centrée sur les victimes et la diplomatie citoyenne afin que les victimes retrouvent leur honneur et leur dignité et pansent les blessures de leurs cœurs blessés», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Noh Kyu-duk au cours d'un point de presse.

Le porte-parole a ajouté que le gouvernement prendra ses décisions «prudemment» en rassemblant les opinions des victimes, de groupes civiques et d'experts et en prenant en considération l'éventuel impact sur les relations bilatérales avec le Japon.

Dans un communiqué publié hier après l'annonce du résultat de l'examen de l'accord, le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono a demandé à la Corée du Sud de conserver l'accord tel quel, estimant qu'il n'y a eu aucun problème dans le processus de négociation et que toute tentative d'amender ce qui a été convenu serait «inacceptable» et rendrait les relations bilatérales avec la Corée du Sud «ingérables».

mathieu@yna.co.kr

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